ECRIRE MON PREMIER LIVRE, MA PREMIERE HISTOIRE !!!

Jean-michel Palacios le 05/04/2012 à 22h26

Bonjour à toutes et tous de "Lecteurs.com" Lire doit susciter, à un moment ou bien à un autre, l'envie d'écrire, de raconter une histoire, d'inventer des personnages et des situations, éventuellement d'en être soi-même le héros... Alors, voilà, si demain au saut du lit, après une nuit à voyager dans des mondes imaginaires dont chacun de nous a le secret, vous décidiez d'écrire une histoire, une première histoire, un premier roman, un récit ou une nouvelle, qu'elle en serait le thème. Et pour se mettre l'eau à la bouche, pourquoi ne pas donner un résumé tel un quatrième de couverture ? Merci de jouer le jeu, de faire le buzz sur ce défi. Je suis certain qu'il y a plein de belles choses à partager, sérieuses, drôles, romantiques, mystérieuses, effrayantes. Alors, je vous attends sur Lecteurs.com. Merci de répondre à cet appel et d'illuminer de votre imaginaire notre belle planète "lecture". Amicalement Jean-Michel

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  • Jean-michel Palacios le 21/03/2016 à 15h52

    Merci Mimia de ton passage.

    A l'occasion, viens sur ShortEdition
    http://short-edition.com/auteur/jean-michel-palacios.

    Tu découvriras des auteurs de nouvelles et de poèmes, de Haïkus, de Jeunesse, Classique, Saint Valentin...

    L'accès est simple et ne demande rien en retour.
    Pas de spam ni de notification à outrance.

    Les auteurs sont mis en compétition 4 fois par an avec un prix et des thèmes d'écriture : poème, histoire courte ou très courte, nouvelle, BD courte...

    Il suffit de voter pour les nouvelles en compétition. C'est un excellent moyen de se faire connaître dans un format court : de 1 minute à 20 minutes de temps de lecture.

    ShortEditions est en partenariat avec de nombreux investisseurs et clients. Des bornes fleuriront prochainement dans des espaces d'attente et chaque passager, patient ou visiteur pourra consommer une nouvelle pour attendre un rdv ou un train ou un avion.

    A te lire.
    Tu peux voter pour mes textes
    (en suivant le lien http://short-edition.com/auteur/jean-michel-palacios)
    et découvrir également des centaines d'autres

    Amitiés
    JM

  • mimia 61 le 21/03/2016 à 15h24

    Bonjour,
    Je suis nouvelle sur le forum et il se trouve que cette envie dont tu parles m'avait beaucoup touchée et résultat : J'écris un roman ! Lancez-vous également si vous en avez envie, c'est une très belle aventure car on apprend beauoup de choses sur nous-même qu'on ignorait jusque-là.

    Ca part dans le fantastique en fait, une sorte de "Near Death Experience" mais différemment en fait.

  • Arthur Lelorrain le 14/03/2016 à 18h28

    Bonsoir Laetitia. Merci pour votre message. Il me fait plaisir. La première version de mon roman a été éditée en 2011 chez EDILIVRE, qui n'en a vendu que quelques-uns. Sans changer les grandes lignes, je l'ai remanié pour le raccourcir et le rendre un peu plus intéressant. Mais cette dernière version n'existe que dans la mémoire de mon ordinateur. Vendre n'est pas mon but, mais j'aimerais quand même être lu, d'où mon appel. J'ai un autre livre, qui n'est pas un roman, édité en auto-édition chez THEBOOKEDITION.
    Si vous voulez bien me communiquer votre adresse email, je me ferai un plaisir de vous présenter mon roman. Le texte suivra si le sujet vous intéresse.
    Amicalement

  • LAETITIA MONTOU le 14/03/2016 à 14h43

    tout à fait d'accord avec vous Arthur : l'édition est un milieu parisien, élitiste et fermé.
    ne vous découragez pas !
    l'auto édition existe ! et vous rencontrerez autant de lecteurs par ce biais !
    même si j'ai choisi une édition à compte d'auteur (!) : je paye et je reçois 0,60 cts sur chaque vente, avec une entreprise parisienne, je me suis rendue compte que cela m'amenait rien de plus !
    toutes les ventes ont été réalisées par mes "publicités" et amitiés et les librairies et grandes surfaces refusent les dépôt-ventes !
    je vais me lancer dans l'auto édition
    les cafés littéraires et clubs de lecture sont les lieux les plus conviviaux et les plus "diffuseurs" de livres !
    J'ai vu votre compte et votre livre m'intéresse mais je tiens à l'acheter ! où puis-je le trouver !
    courage : ayez foi en vous et prenez toujours du plaisir à écrire!
    amicalement

  • Arthur Lelorrain le 14/03/2016 à 11h49

    Bonjour Jean-Michel. Voilà une rubrique très intéressante.
    En me remettant mon récit, Sylvain me dit : "C'est dommage qu'il n'y ait pas une histoire d'amour dans ton bouquin." Alors j'ai tenté de relever le défi. C'était vers 2001. Depuis le roman a navigué en eaux troubles. Une quinzaine de lectrices l'a testé, avec des avis positifs. Mais qu'est-ce que ça prouve ? L'édition à compte d'éditeur est un milieu fermé, très décourageant. Mon bonheur serait de trouver un lectorat restreint avec lequel je pourrais échanger. J'offre gracieusement ce roman à toute personne qui m'en fera la demande.

  • LAETITIA MONTOU le 12/03/2016 à 17h59

    Oui d'accord avec Jean-Michel Palacios !
    Lancez vous : laisser courir le stylo ou la plume (ce que je préfère personnellement) sur un joli cahier ou des feuilles ou bien vos doigts sur les touches de l'ordinateur comme sur un piano (je ne suis pas musicienne) mais j'imagine la musique quand je recopie mes écrits.*
    Cela fait du bien à la tête....
    Ecrivez sur ce que vous connaissez, vous passionne, vous fait rêver !
    après pour la publication : plusieurs solutions sont possibles : l'autoédition, l'édition à compte d'auteur ou à compte d'éditeur.
    pour la première solution, j'ai consulté le site de Ternoise Stéphane, puis acheté un de ses livres très bien documenté.
    pour les autres solutions : le web regorge de sites : celui qui m'a aidée est celui de "l'oie plate" et chaque région dispose d'éditeurs locaux qui sont ravis d'éditer les écrivains locaux.
    ou bien seulement imprimer quelques exemplaires reliés pour les amis !
    ce n'est que du bonheur dans ce monde qui en manque cruellement !

  • Jean-michel Palacios le 09/03/2016 à 14h00

    Allez lancez-vous ?
    Il faut juste vous pencher en avant.
    Oublier les nombreuses raisons de ne pas y croire, de ne pas vous croire ou croire en vous.
    Regardez parmi toutes ses intensions, celles qui vous ressemblent et essayez de lui faire toute la place.
    D'abord avec les mots des autres puis avec les vôtres qui viennent inévitablement (A la rencontre de Forester).

    Moi j'ai choisi la nouvelle.
    Je me suis inscrit à un atelier d'écrivain car tout cela est tout de même un peu codifié.
    Puis parallèlement, j'ai cherché à me confronter à la critique des autres.
    Vous trouvez sur Lecteurs.com pas moins de 50 sujets de discussions dont je suis à l'origine. Si vous filtrez sur l'audience, vous verrez que beaucoup suscitent de l'intérêt.
    C'est une façon de croire en soi.

    Puis ShortEdition, éditeurs de nouvelles depuis 3 semaines et pas loin de 950 personnes ont lu mes textes, poèmes et d'autres formats. Passez me voir sur ShortEdition. Le site demande juste un nom ou email d'accès.

    A mon nom vous trouvez ces nouvelles et d'autres.
    http://short-edition.com/oeuvre/poetik/a-ramasser-a-la-petite-cuiller
    http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/le-premier-saut-en-parachute
    http://short-edition.com/oeuvre/tres-tres-court/le-barman-de-la-gare-du-nord

    A vous lire donc
    Amitiés
    JM

  • Nadia D'ANTONIO le 06/03/2016 à 11h34

    Bonjour. Votre proposition est intéressante car, depuis très longtemps, j'ai en tête un titre de livre et les grands lignes. J'avais commencé par écrire quelques pages mais le hasard et des contraintes personnelles ont fait que je n'ai pas continué. Et pourtant, j'ai tellement envie de continuer ou plutôt de reprendre ces écrits. J'espère qu'un jour je sauterai le pas ou plutôt que "j'oserai" sauter le pas. A bientôt.

  • LAETITIA MONTOU le 23/02/2016 à 18h17

    et la terreur n'a été décrite ainsi qu'après juillet 1794 et a continué après : la terreur blanche....

  • LAETITIA MONTOU le 22/02/2016 à 17h25

    j'y suis dans mon écriture voilà pourquoi !!!!!!
    amitiés

  • Jean-michel Palacios le 22/02/2016 à 13h30

    Bonjour Laétitia.
    C'est beau la technique.
    Vous voilà à nouveau parmi nous.
    1 an et 1/2 plus tôt et vous étiez en "pleine terreur".
    Amitiés
    JM

  • LAETITIA MONTOU le 22/02/2016 à 12h48

    1795 : je suis tellement dans mon livre et dans la révolution française !
    non le 20 août 2015 !!!!!!!
    publication à compte d'auteur

  • Sofi C le 21/02/2016 à 22h11

    En 1795?!
    À mon avis le plus dur dans la publication c'est d'écrire un livre, le publier puis le vendre... Enfin tout est compliqué. Pour ma part je suis photographe et j'ai plusieurs livres photo prêts, plusieurs éditeurs, il me manque juste et uniquement quelques milliers d'euros que les éditeurs de livres photo ne peuvent pas apporter....

  • LAETITIA MONTOU le 21/02/2016 à 16h32

    Bonjour,

    je me suis lancée dans la grande aventure de la publication de mon premier roman il y a un an !
    il a été publié le 20 août 1795
    "Les berges du marais" de Laetitia Montou aux éditions Publibook
    un livre d'aventures historié
    mon 2e tome est en cours de correction et je suis en train d'écrire le 3e tome....
    un livre de spychogénéalogie est en cours de finition
    le plus dur n'est pas d'écrire mais bien de publier et de faire la promo de ses livres... qu'en pensez-vous ?
    mon blog : http://laetitia-montou.com/index.php

  • Béatrice LE BLANC - GUELIN le 11/11/2015 à 20h13

    Bonjour,

    J'ai toujours raconté aux enfants qui m'entourent des histoires de mon invention et je ne me lasse pas de voir leurs réactions quand ils sont pendus à mes paroles et immergés dans ces mondes imaginaires que je leur décris.

    Il y a trois ans, j'ai profité d'une parenthèse imposée au niveau de mon cursus professionnel pour enfin coucher sur papier l'une des histoires fantastiques que je leur raconte.
    J'ai publié en auto-édition les deux premiers tomes de la tétralogie "les mondes parallèles" - lecture fantasy pour lecteurs de 9 à 99 ans.
    Comme j'écris plus pour faire découvrir mes histoires que pour finir milliardaire, je propose sur mon site le téléchargement gratuit des 50 premières pages du premier tome "Odibo" : http://www.lesmondesparalleles-blb.com/parce-quun-cadeau-fait-toujours-plaisir/
    Alors, si quelques-uns d'entre vous sont intéressés, n'hésitez pas à profiter de cette offre gratuite.

    Amicalement.
    Béatrice Le Blanc

  • Jean-michel Palacios le 07/02/2015 à 04h04

    Bonjour Soficé

    Je vous invite à écrire des nouvelles.
    Chacune d'elle comporte 6000 caractères, blanc inclus.

    Cela vous une page et demi voir deux pages en se mettant à l'aise.

    Ce qui est le plus difficile, c'est de trouver un bon titre. Voilà qui est à votre avantage

    Amitiés
    JM

  • Sofi C le 05/02/2015 à 22h55

    Ce commentaire a été supprimé

  • Sofi C le 05/02/2015 à 22h53

    Ce commentaire a été supprimé

  • Jean-michel Palacios le 02/02/2015 à 15h19

    Bonjour à tous,

    J'avais ouvert cette discussion en avril 2012 et je pense qu'elle reste d'actualité.

    Il y a je pense parmi vous lecteurs, des âmes d'écrivains en herbe. Peut-être avez-vous fait le grand saut, quelques nouvelles dans une anthologie, un premier roman, une fiction, un scénario, une recherche d'éditeur...

    Cette discussion me paraît utile pour libérer les non-dits et partager les expériences et les tentatives dont certaines sont couronnées de succès.

    Alors je vous attends dans cet espace.
    J'ai posé une bâche pour limiter pluie et courant d'air, mis un chauffage d'appoint et quelques lumières en me piquant sur une prise de la Mairie.

    A très bientôt donc de lire vos aventures.
    Amitiés
    JM

  • Christelle Garnier le 11/07/2014 à 12h52

    Jean Michel,
    Ne t'excuse pas d'être heureux, les personnes qui l'avouent sont tellement rare. Je regrette simplement que ce ne soit pas contagieux car j'attraperais bien le virus pour voir comment ça fait. On oublie ce que cela fait d'aller bien, par contre on oublie jamais ce que c'est d'être mal, la mémoire est mal faite.
    Qu'on prennent des coups ou de méchantes paroles, les parents ont un immense pouvoir, bien utilisé il fait des enfants heureux et épanoui, dans l'autre sens il peut briser. Pour ma part je suis fier je ne suis pas une mère parfaite (pas sur que ça existe d'ailleurs) mais j'ai su ne pas reproduire.
    Continue à être heureux.
    Bises
    Christelle

  • Nina Capuchon le 08/07/2014 à 18h19

    Si je connais ton chemin, mon Ami, je n'en suis pas moins bouleversée de te lire. Il est temps maintenant de regarder devant. Sois heureux.

    Bien à toi, Nina

  • Nina Capuchon le 08/07/2014 à 18h08

    Ce commentaire a été supprimé

  • Philippe Taulet le 08/07/2014 à 16h53

    Bonjour Jean Michel, Et merci.
    Merci pour ton témoignage, pour ton courage. Merci d'être tel que tu es et de continuer à partager avec nous, ici, et peut être aussi un jour ailleurs. Très beau et très dur ton témoignage. Mais la vie est souvent ainsi. Je te souhaite bien du courage pour la suite. Je me reconnais un peu en toi, dans le sens où j'ai repris le sport après un longue léthargie. Mais il est parfois difficile de tout concilier. Amitiés à vous toutes et tous, et particulièrement à toi, Philippe

  • Olivier Pirou le 08/07/2014 à 14h55

    Un témoignage bouleversant Jean-Michel, je te souhaite un beau voyage sur le chemin de la résilience.

    Amitiés
    Olivier

  • Jean-michel Palacios le 08/07/2014 à 00h05

    Bonjour Nina,

    Voilà un excellent hors série : "après l'hiver, le printemps, après la détresse, l'espoir, après la mort, la renaissance..."

    "Oui cela fait cela 12 cm de tour de ceinture et 14 à 15 kilos de moiins, 3 footing par semaine, un certain régime et mon premier cours de danse en ligne il y a 2 semaines après 2 ans 1/2 sans rien.

    Aujourd'hui, je range certains costumes car si je devais les faire reprendre, cela ne donnerait rien de bon. Alors je me fais plaisir. Cette photo a été prise pendant le sélectif de country and line dance d'Amiens le 17 mai dernier.

    Deux ans auparavant presque jour pour jour, je me faisais opérer d'une hernie inguinale dans une clinique parisienne. Je me souviens encore de cet infâme chirurgien qui vient s'assoir sur mon lit et qui exige 400 euros de dépassement d'honoraire (pour lui et l'anesthésiste) alors que je peux à peine bouger. Je me tiens à bout de bras, au crochet au dessus de lit. Chaque mouvement coûte. Et j'ai des envies de meurtre.

    Uriner devient un calvaire et l'on vous donne un pistolet, non pas pour se suicider, mais pour vous délivrer. On perd de sa dignité lorsque l'on vient vous aider à faire la toilette.

    Puis s'ensuivent des jours plus cléments à l'aide d'antalgiques et tout doucement les choses reviennent à la normale ou presque.

    Car d'autres douleurs se réveillent qui viennent de loin semble-t-il. Maux de tête, de dos, de cervicales, dans les jambes partout comme une révolte intérieure. Il faut mener une bataille dans la tête, dans le coeur car pour l'être aimé, on est plus rien, dans son corps. Pas de nouvelles, pas de coup de fil. On intéresse personne. Que dire à quelqu'un qui souffre. Cela va passer , bien sûr.

    Séances en centre antidouleurs et prises de médicaments lourds qui entrainent soulagement et prise de poids (cf. le salon du livre 2013 en interview - j'ai perdu deux litres de flotte et ma chemise était trempée - mais j'avais besoin de me lancer ce défi).

    Séances interminables avec une psychomotricienne qui me faisait réviser le nom des médicaments (qui portaient ceux de génériques) et m'enguirlander "gentiment" de mes égarements. Avoir plus de 55 ans et se voir réduit à l'état de gamin...

    Je hurle dans mon for intérieur.

    Puis vient le jour où je revois ma mère vers qui je suis souvent allé en quête d'un impossible amour car c'est un monstre à deux visages. Une gentille personne en apparence qui vide son venin ensuite et qui ne comprend pas pourquoi on la déteste et on la renie et qui ne comprend pas que personne ne vienne la voir. Et c'est ma mère. On a qu'une mère. On ne peut pas haïr sa mère.

    Mais si on peut.

    On peut tellement lui en vouloir que ne plus la voir, la laisser choir, la laisser loin de soi et à jamais après lui avoir fait avouer qu'elle était complice d'un tortionnaire et son propre commanditaire...

    J'ai réussi l'impensable, lui faire admettre ce qu'elle était vraiment en son nom personnel et en celui de mon père qui parti très tôt n'a pu affronter mon regard d'adulte après m'avoir copieusement tabassé des années durant...

    On appelle cela - et ce n'est que quelques moments, des souvenirs, des parenthèses - de la résilience.

    Cette envie désespérée et irrépressible de vivre, d'être à soi, en soi, de pouvoir s'exprimer sans s'excuser, de pouvoir s'habiter complètement.

    Il y aura d'autres changements, du moins je l'espère et la "danse" me l'apporte en partie.

    Pardon pour cette impudeur. Pardon pour cette détresse et cette renaissance mises en nue.

    Pardon d'être heureux..."

    Amitiés
    JM

    ps : grosses bises Nina

  • Nina Capuchon le 07/07/2014 à 19h19

    Bonsoir J. Michel,

    Pardonne moi ce HS. Je bute un peu sur ta photo de profil, je ne te reconnais pas :-) Cette perte de poids est spectaculaire !

    Amitiés et bises,
    Nina

  • Jean-michel Palacios le 01/07/2014 à 23h26

    Bonjour Alix,

    comme vous avez pu le remarquer j'ai ouvert une trentaine de discussions et chacune d'elle nécessite beaucoup d'énergie pour les faire vivre.

    En récompense, je vous propose la première page de "l'enfant rien" de Nathalie Hug. J'ai le sentiment de me retrouver dans certaines angoisses que l'on éprouve enfant et qui semblent irrépressibles.

    "Aussi loin que je m'en souvienne, je l'attendais assis, le menton sur les genoux, les bras autour des jambes et le dos appuyé contre la porte du placard.
    Je comptais jusqu'à vingt, j'entendais le ronronnement de l'ascenseur six étages en-dessous et le clic des vieux boutons noirs quand il appuyait dessus. Enfin, je guettais le grincement des portes, juste à côté de la nôtre, celle qui allait s'ouvrir, à quelques centimètres de mes genoux, de ma tête, de mon coeur, quand il aurait sonné un coup et que ma mère se serait précipitée pour l'accueillir..."

    A bientôt
    Amitiés
    JM

  • Alix d'Angalie le 01/07/2014 à 23h14

    Bonjour à tous ! Cette discussion a-t-elle été abandonnée ? Je ne vois plus de messages à partir de novembre 2013. Quel Dommage !

  • Jean-michel Palacios le 10/11/2013 à 12h34

    Bonjour Laetitia,

    Je ne sais pas si je vous veux du bien mais ce texte est comme un thriller qui se dessine au fil des mots. Car c'est peut-être un voisin , un voyageur sur le quai de la gare, un collègue de travail, un de ces nombreux amis que l'on attire ou que l'on blesse sans savoir.

    Alors grand merci pour ce joli morceau qui mériterait de se poursuivre... Cela mérite d'y réfléchir. Juste un conseil d'ami

    Ami... Cop... Rela...Salut
    JM

  • Eugene Lagorio le 29/10/2013 à 15h54

    Je pense comme nos amies ci-dessus, qu'il est important d'encourager nos jeunes talents! Alors : bon vent pour eux! bien amicalement
    Eugene

  • Jean-michel Palacios le 14/10/2013 à 23h43

    Les conseils amicaux prodigués dans cette chroniques sont très chaleureux.
    Merci à tous de votre sollicitude et bravo à Julien.

    bises à Nina
    Amitiés
    JM

  • Nina Capuchon le 14/10/2013 à 15h48

    Bonjour Julien, j'ai lu le début de votre livre avec attention. Il s'agit d'un premier jet qui nécessitera d'être remanié mais cet embryon d'histoire m'a donné envie de connaître la suite. Comme Eugène, je vous conseille de corriger les fautes d'orthographe.
    Bon courage pour la suite, Nina.

  • Eugene Lagorio le 06/10/2013 à 19h05

    Bravo Julien, j'ai bien aimé le début de ton livre! et j'espère que la suite sera du même tonneau!
    Attention aux fautes d'orthographe!
    Bien amicalement
    eugene43

  • Jean-michel Palacios le 03/10/2013 à 16h09

    Voilà une chronique qui reprend des couleurs.
    Merci à tous
    Amitiés
    JM

  • Philippe Taulet le 03/10/2013 à 14h12

    Bonjour à toutes et tous, et moi aussi je suis bien d'accord avec Lucile sur l'importance de ce genre de sujet. Bravo aussi à Eugène pour ce joli conte. Amitiés à tout le monde, philippe

  • Lucile Dodo le 03/10/2013 à 13h50

    Ah, si un jour, je me mettais à écrire un premier roman, je choisirai comme sujet le chômage des jeunes, je prendrai comme personnage principal et narrateur un jeune adulte qui, après de longues études, ne trouve pas de travail. Que ressent-il à être écarté du monde du travail, à avoir des compétences inutilisées, à effectuer des petits boulots pour lesquels il est surdiplômé ? Qu'éprouve-t'il face au regard de la société, à l'impossibilité de faire des projets, à l'incertitude de son quotidien ? Je n'ai jamais eu l'occasion de lire de roman qui traite de ce sujet avec un point de vue "psychologie sociale".
    Mais pour cela, il faudrait que j'ai les compétences nécessaires pour écrire un livre!
    Amicalement,
    Lucile

  • Eugene Lagorio le 03/10/2013 à 11h53

    Merci Nina,
    Oui, Ce Winnie là a été mon chien, un animal exceptionnel, bien que venu , par un cadeau inespéré, dans ma vie de solitaire. Il a été parfois le dernier recours contre la solitude!
    Pour mon manque de ténacité sur mes romans jamais terminés, c'est surtout mon caractère de "papillon" qui est le responsable! mais , un jour peut-etre....J'arriverais au bout! lol!
    Bien amicalement

  • Nina Capuchon le 03/10/2013 à 11h39

    Merci Eugène pour ce joli conte de Noël. On a très envie de passer par là-bas pour rencontrer ces trois là. Je n'ai pas eu l'immense privilège jusqu'à présent d'une relation aussi exceptionnelle avec un animal et je le regrette. Est-ce votre cas ? Ce Winnie est-il un peu le vôtre ?
    Bravo pour cette nouvelle. Je suis un peu comme vous, écrire un roman me semble insurmontable, alors je me contente de petits textes.
    Bonne journée, Nina

  • Eugene Lagorio le 02/10/2013 à 01h01

    CONTE DE NOEL





    Il vivait seul, un hameau perdu dans la montagne, une vieille maison un peu branlante.....

    Sa seule compagnie avait été, jusqu'à ces derniers mois, sa petite chienne Edrayoun, qui était morte après cinq ans d'amour pour son maître....

    Le chagrin le submergeait parfois, alors il partait à l'aventure, revenant sans cesse sur les lieux où elle avait été si heureuse : les prairies où elle courait après la balle qu'il lui lançait, les forêts dont elle connaissait tous les taillis, tous les coins de mousse pour se rafraîchir pendant les heures chaudes de l'été, et les monts et vallées qu'ils avaient courus si souvent.

    Il avait d'abord cru qu'il ne pourrait plus jamais avoir un autre animal de compagnie. La peine avait été si grande, qu'il pensait ne pas pouvoir refaire ce chemin si difficile. Et il y avait sa chatte qui, sentant la solitude de son maître, redoublait de câlins pour lui... Mais un chat, aussi gentil soit-il, n'a pas les relations d'un chien avec les hommes.

    Alors, il cherchait tous les signes qu'elle pourrait faire, dans sa vie de l'au-delà, pour lui dire qu'elle était toujours là, près de lui, même si son corps gisait sous la terre.

    Malgré ses doutes et son peu de foi, il avait besoin d'espérer qu'elle était autre chose qu'un peu de chair morte, qu'elle vivait encore quelque part, dans l'immensité de l'univers.

    Mais rien ne venait lui laisser supposer qu'il pouvait espérer, et les jours, les semaines et les mois passaient.....


    L'hiver était venu. Dans la quiétude de la vieille maison, le feu brûlait et aurait pu laisser croire au bonheur, mais ce n'étaient que mirage et solitude sans joie.

    Dehors, tous les démons de la nuit hurlaient dans la montagne, la neige se soulevait en longues écharpes glacées, et même ceux qui étaient pourvus de fourrures restaient dans les tanières.....

    Dans la forêt, tout était gémissements, craquements des bois torturés par la main du géant qui régnait ce soir sur la nature. Les branches d'un grand pin descendaient presque jusqu'à terre, elles n'échappaient pas aux assauts de la tempête. Sur son tronc on avait fixé une planche gravée de ce simple mot : " Fidèle ". Sans la neige, on aurait pu voir un tumulus de terre et un rosier sauvage, mais curieusement, un calme relatif s'était installé sous l'arbre, et, chose plus étrange encore, un feu follet dansait dans la poussière argentée qui tombait du ciel.....

    La petite flamme bleue était presque aussi ténue qu'un souffle d'air, elle se tordait et se déchirait parfois, se reformant, pour reprendre son tournoiement encore et encore..... Image fragile, mais si solide aussi, symbole venu d'un monde où la matière n'a plus de poids.

    Puis, dans une dernière virevolte, elle se laissa emporter sur les ailes du vent ...


    Son nom était Icare, berger des Pyrénées. C'était un chien heureux, il avait des petits maîtres qui le dorlotaient, une vaste maison, une liberté totale, et c'était bien là son problème. Ill avait appris à se suffire à lui même, ne revenant au logis que pour sa pitance. Personne n'exigeait de lui la moindre obéissance, ni ne l'obligeait à respecter les lois qui régissent les rapports familiaux. Alors il avait grandi selon son humeur, tantôt chez l'un, tantôt chez l'autre, évitant les mauvais coups chez les grincheux, recherchant les caresses chez les gentils !

    Ses vagabondages attiraient de gros problèmes à ses maîtres, et les gendarmes le ramenaient parfois, avec des menaces pour la prochaine incartade ! Il n'en avait cure, sa soif d'aventures reprenait toujours le pas sur la sagesse. Pourtant il était plein de bonne volonté et son cœur débordait d'amour. Il ignorait simplement qu'un chien ne peut être heureux sans l'amour et la présence d'un être humain.

    Ce soir là, il traînait depuis trois jours. La pluie avait balayé l'odeur de sa propre piste. Il avait faim. Deux voitures avaient failli l'écraser et il se sentait misérable. La ferme où il arriva paraissait très accueillante : il flottait dans l'air une bonne odeur de viande cuite. Il s'approcha alors très prudemment ; l'odeur d'un autre chien était perceptible. Lorsqu'il vit le molosse, il tenta une approche " en douceur "profil bas, regard bien soumis, et le peu de queue laissée par ce vétérinaire de malheur s'agitant très joyeusement..... Peine perdue, les aboiements se faisaient très menaçants ; il était très costaud celui là, pas moyen de tenter un passage en force ! Comble de malheur, le maître des lieux sortit et lui jeta une pierre.

    Il fila en jappant plaintivement, et alla s'abriter sous un rocher. La pluie ne l'atteindrait pas là dessous...

    Il s'était presque endormi, quand une sensation bizarre lui fit dresser la tête. L'air était plein de douceur, pourtant nulle source de chaleur en vue. Mieux il flottait un délicieux arôme de poulet rôti et là, çà valait le coup de se déranger ! Il s'ébroua, et tenta de localiser la direction du festin ; l'odeur venait de partout et de nulle part, son flair était bon, mais il semblait avoir perdu toute efficacité ! Alors, dans l'obscurité, il la vit, elle était comme un de ces papillons bleus qui se régalent de bouses de vaches, ils sont toujours en myriades. Mais elle était seule, et il n'avait jamais vu de papillons lumineux comme elle ; elle semblait danser et même elle s'enhardit jusqu'à venir lui frôler la truffe. Le coup de mâchoires qu'il envoya la repoussa de quelques centimètres, mais elle revenait à la charge, semblant vouloir jouer avec lui... Il n'avait pas la tête au jeu, il lui fallait trouver de quoi se rassasier, et il secoua la tête pour signifier clairement son mépris.

    La lueur, s'écarta, puis revint. Tiens, il semblait que le repas se trouvait dans sa direction ! ! Il se rapprocha, la flamme s'éloigna, et, l'un entraînant l'autre, il suivit, en espérant ne pas se fourvoyer une fois de plus... Mais l'odeur était bien là, et, miracle ! Une maison éclairée, et des rires d'enfants. Mieux encore, la porte n'était que poussée, il engagea sa truffe, et se pétrifia de terreur : une forte voix d'homme enjoignait aux enfants de fermer " cette bon dieu de porte " ! La fillette avait 8 ou 10 ans, et quand elle vit le responsable du courant d'air, elle jeta un coup d'œil affolé derrière elle, puis le regard suppliant et l'air si malheureux de la boule fauve l'emplirent de pitié. Elle se tourna vers le père, en disant : " Le portail est ouvert, je vais le fermer... " et caressa la tête trempée en l'entraînant vers un abri sous le perron, " Restes là, je vais revenir ! "

    Il ne risquait pas de partir ! ! ! La faim était toujours aussi féroce, mais il était au sec... Une éternité plus tard, la petite fille revint avec un tas d'os , il n'avait donc pas rêvé ; elle le regarda manger, ou plutôt dévorer, en le caressant prudemment, puis lui dit : " tu es gentil, mais je dois rentrer sinon ça va paraître curieux... je viendrai demain matin.... "

    L'automne arrivait. La nuit fut fraîche. Son pelage suffit toutefois à assurer son repos. L'humidité du matin le réveilla et il sortit pour reconnaître ce territoire si hospitalier. Levant la patte sur un arbre, apparemment placé là à son intention, il fut tiré brutalement de son bien-être : " Tu vas foutre le camp de là, oui ! ". Il détala juste à temps pour éviter le bâton lancé vers lui ! c'était la voix autoritaire du maître des lieux, l'homme ne plaisantait pas, il fila hors de portée en poussant un gémissement plaintif....

    Le souvenir de sa gentille petite hôtesse le fit attendre un peu. Il se posa sous un arbre et reprit ses esprits, mais un gland, tombé du ciel, lui fit faire un bond de frayeur. Une feuille morte semblait avoir pris son museau pour objectif... c'en était trop ! Sa patience, jusque là sans faille, le lâcha, et un coup de dent agressif vint conclure l'incident.

    Il reprit sa route au hasard, mais c'était compter sans toutes ces feuilles tourbillonnant comme des mouches autour de lui. C'était l'automne, d'accord, mais la ronde infernale des morceaux d'or devenait très anormale, elles ne respectaient plus les lois de la pesanteur, ne tombaient que pour mieux revenir le provoquer. Il se sauva , une fois encore. La panique l'empêchait d'agir comme il l'aurait souhaité : Son instinct n'était plus son meilleur conseiller, sa position misérable devenait insupportable, alors , dégoûté, il se mit à chercher une trace plus amicale, Une des feuilles l'avait choisi comme support, çà le gênait. Il tenta de s'en débarrasser, rien à faire. Avec la patte, il se frotta le museau. La feuille s'envola et dansa à 10 cm, sans faire mine de s'écarter. Il la suivit alors, reprenant sa route, avec réticence d'abord, plus volontiers ensuite, la dentelle dorée semblait plus amicale et puisqu'il suivait , prit un peu de champ. Elle le précédait dans les passages les plus confortables, semblait choisir la meilleure route. Il reprit confiance : le hasard l'avait bien guidé la veille, pourquoi ne pas renouveler l'expérience une fois encore ?

    La journée fut longue, mais l'étrange guide tenait bon. Grâce à elle, il trouva une source claire où il s'abreuva, et une carcasse à moitié rongée....A chaque essai d'indépendance, la petite feuille semblait prise de folie, et s'arrangeait pour le ramener sur sa piste....A croire que le règne végétal prenait le pas sur l'animal...

    Une balle de foin à moitié pourri servit d'abri improvisé au chien et à son lutin. Il dormit mieux , se sentant moins seul . Son pelage était sec, et le temps n'était plus aussi mauvais.

    Au petit jour, la feuille dorée avait disparu. Il s'ébroua, et, sans hésiter, prit la direction du Nord. Il n'avait aucune idée de sa destination finale, mais une certitude l'habitait, il allait trouver un maître....Son allure d'errant était devenue celle d'un animal pressé d'arriver. Il ne perdait plus de temps à se nourrir. Quand il serait rendu , il aurait bien le temps de se rattraper.

    La course dura des jours, des semaines... Le hasard semblait s'attacher à lui apporter le nécessaire à sa survie : les bergers rencontrés avaient tenté de l'amadouer avec un os et quelques caresses. Les enfants aussi : c'est que, malgré son allure pitoyable, il était de bonne race, et avait un port de tête très noble. La gentillesse se lisait dans son regard, mais nulle offre d'amitié ne pouvait le détourner de sa route. Il allait vers sa destinée, acceptant juste de quoi survivre des uns ou des autres.

    L'hiver arrivait, la neige tombait, et la nature se repliait dans l'attente de son grand sommeil. Il souffrait, les pattes en sang, transi de froid, le découragement gagnait... Il se réfugia dans une vieille bergerie désertée pour l'hiver. Toute sa misère était revenue, son périple s'achèverait-il un jour ? Le doute s'était infiltré et rongeait sa volonté.

    Le village , dans la vallée , semblait avoir été mis là comme une illustration de la nuit de Noël, les lumières brillaient aux fenêtres , à l'intérieur, les gens étaient gais, de bonnes odeurs de rôtis et de pâtisseries flottaient, et les enfants étaient survoltés dans l'attente des cadeaux.

    Là haut, le hameau était sous la neige. En quelques heures, la couche atteignait 60 cm, et çà continuait de plus belle. La vieille maison ne craignait pas la rigueur de l'hiver. Depuis cent cinquante ans, elle accueillait les voyageurs, pèlerins d'abord - car elle avait été auberge en sa jeunesse - puis des occupants plus ou moins instables, restaient quelques semaines ou quelques mois avant d'aller s'installer en des lieux moins hostiles... Depuis cinq ans, il s'était installé là pour y finir sa vie, du moins il l'espérait. La solitude ne lui faisait pas peur.... Si au moins sa chienne n'était pas morte....

    En cette nuit de Noël, les amis de la ferme voisine l'avaient invité, mais il ne voulait pas venir en intrus dans cette fête familiale, et préférait décliner, quitte à rester seul... Son humeur n'était pas joyeuse, mais il s'affairait quand même à préparer un repas sortant de l'ordinaire, il fallait bien respecter les traditions. Le repas ne serait pas extraordinaire mais un joli poulet fermier garni de champignons rôtissait dans le four, sous l'œil attentif de Chatoune qui aurait bien attaqué le festin avant l'heure....

    La radio donnait les nouvelles, la météo n'était pas optimiste. Il se disait que, peut-être, un automobiliste viendrait chercher de l'aide ; cela arrivait parfois l'hiver, ils s'embarquaient sans un minimum d'équipement pour les routes enneigées, et les derniers contreforts du col leur étaient souvent fatals.... Il laissa volontairement la lumière allumée sur le perron, respectant ainsi la tradition d'accueil des temps passés. Le chasse-neige était passé, avec des grands saluts pour le réveillon. Pour eux, la perspective d'une nuit de boulot. La solitude se referma sur la maison et ses occupants...


    Sur la route, l'effort devenait très dur : il ne sentait plus ses pattes gelées. Il fallait maintenant éviter les congères que le vent accumulait dans le creux des virages. Il aurait pourtant préféré rester à l'abri du talus de neige laissé par l'étrave du chasse-neige, mais la poudre était pire que tout : il enfonçait jusqu'au poitrail, chaque mètre parcouru l'obligeait à bondir, l'épuisant encore plus.

    Une lumière, visible par intermittence dans les accalmies de la tempête, était son dernier espoir, c'était à coup sûr, signe de présence humaine. Peut-être qu'enfin la chance lui donnerait un abri pour la nuit, il se traîna encore un peu pour venir s'effondrer sous l'avancée : la neige y était déjà haute mais rien à côté de l'enfer qu'il venait de subir.....

    Chatoune avait un comportement très bizarre, elle ne s'occupait plus du tout du poulet, et semblait vouloir sortir de toute urgence. D'ordinaire, avec le mauvais temps , elle restait bien pelotonnée au coin du poêle, et refusait obstinément de s'aventurer dehors. Là elle restait figée, miaulant plaintivement en fixant la porte de son regard bleu-vert.

    " Tu veux sortir par ce temps de chien ? allons, tu vois bien qu'il neige ! "

    Peine perdue, les miaulements disaient clairement sa détermination....

    " Bon, puisque tu y tiens... Mais tu vas vouloir revenir aussitôt ! "

    Il ouvrit la porte, et resta figé une seconde : " Mince alors, qu'est ce que... Je rêve ! ! ! "

    La bête levait des yeux suppliants vers lui, un regard de fin du monde. Il se baissa, prudent : " Comment es-tu venu là ? Mais il comprit que tout commentaire était mal venu. Il y avait urgence. Il la saisit à pleins bras, et la porta devant la cheminée, puis sortit la vieille couverture d'Edrayoun, restée dans son coin en dernier refus de la mort, l'installa plus confortablement, et prit le temps de se remettre. Il lui donna une grande bolée d'eau, mais, trop épuisé, le chien n'avait plus la force de boire. Alors il osa une caresse, la main ouverte, paume en l'air en signe de paix, puis derrière l'oreille. Le chien ne réagissait plus, se laissant aller en tremblant convulsivement. A l'aide d'un coin de la couverture, il essuya le mieux possible la fourrure trempée, puis il le couvrit de sa veste fourrée, remit du bois pour alimenter un bon feu, et se servit un grand verre de vin en se grattant la tête, signe de grande réflexion chez lui....

    Cette arrivée impromptue était si surprenante qu'il devait d'abord remettre un peu d'ordre dans sa tête : Evidemment, d'abord le soigner....

    Il approcha la gamelle de Chatoune, emplie d'eau, du museau du chien. L'absence de réaction l'obligea à utiliser une pipette à vin, il laissa filer quelques gouttes dans les babines qu'il retroussa, la langue se mit à l'ouvrage suivie d'une déglutition, puis une autre. La bête entrouvrit un œil, puis souleva la tête en signe de demande, une ressucée fut absorbée plus aisément, puis il trouva la force de se relever pour laper avidement prés de la moitié de la gamelle.... -Ben, mon vieux, te déshydrater à ce point dans une telle tempête de neige ! faut le faire !

    L'homme le regardait avec attendrissement, se ressaisissant : " Mais c'est pas tout, tu dois avoir aussi faim que soif ! ". Il flatta doucement la tête puis gratta derrière les oreilles, on va attaquer le réveillon plus tôt que prévu !

    Il sortit la boule de pain, en tailla une grande tranche, qu'il couvrit généreusement de pâté de campagne, l'odeur se répandit, couvrant celle du poulet.... Le chien se mit à saliver, et s'approcha, manifestant son intérêt par les oreilles en éveil : Il goûta un morceau que lui tendait son hôte, et avala dés que la saveur fut identifiée. - Là, doucement, doucement, tu dois manger, mais modérément ! Il lui tendait des morceaux coupés très petits et le fit volontairement attendre entre chaque bouchée. Le regard de remerciement fut si expressif qu'il en fût remué jusqu'au fond du cœur.

    " Tu en auras d'autres tout à l'heure, mais il faut d'abord aller boire et digérer... "

    Durant tout ce temps, la chatte suivait d'un œil méfiant les opérations, l'intrus n'était visiblement pas son ami, mais, habituée aux chiens plus ou moins excentriques des amis bergers qui fréquentaient la maison, elle était de taille à se défendre.

    Celui-ci ne semblait pas dangereux, surtout dans son état. Elle restait quand même sur ses gardes, mais un peu intriguée : cet inconnu n'était pas venu là par hasard. Il était clair qu'il avait fait une longue route. De quel pays lointain sortait-il ? Les yeux bleus traduisaient le rêve de la chatte ; ce n'était pas elle qui aurait quitté le foyer douillet pour courir les monts et chemins d'hiver. Elle s'étira langoureusement, puis décida de vérifier le caractère du nouveau venu. Elle s'approcha lentement, prête à faire marche arrière, ou à se défendre, les yeux rivés sur l'ennemi héréditaire. Pas de trace d'agressivité dans sa démarche ; il ne fallait pas donner de prétexte à une attaque. Le chien la regarda arriver, sans manifester d'inquiétude, puis il coucha le peu d'oreilles qu'on avait bien voulu lui laisser, en signe de paix. Chatoune approcha plus près encore, puis flaira le poil encore trempé pour stocker l'odeur en mémoire. Le chien s'était raidi, tout prêt à se défendre. Mais le félin se mit à ronronner et vint se lover dans le creux des pattes. Allons, c'était fait, pas besoin de traîner plus longtemps pour le classer dans les amis. La période d'observation durerait encore un peu pour mieux connaître l'autre, mais le premier pas était positif.

    Le maître avait suivi le manège avec attention, prêt à intervenir. Puis il nota avec plaisir les signes de détente et s'occupa du repas. En ce soir de Noël, le menu n'était pas luxueux, mais il avait prévu plusieurs petites gourmandises : un peu de saumon pour Chatoune qui l'adorait, un bon vin déjà ouvert pour la circonstance et surtout, le poulet aux champignons et pommes de terre qui ferait le régal de tous.

    Cela ramena les réflexions sur la surprise du jour. Comment comprendre la chose ? Un chien perdu ? Une fugue ? Un abandon ? Autant de questions sans réponse.

    Première chose : l'animal avait-il des signes d'identité ? Il vérifia. Pas de collier. La race semblait être un berger mais dans cet état rien de certain. Il prit le téléphone et appela son ami Pascal à la gendarmerie de Colmars, lui raconta l'incident et promit de suivre son conseil : appeler le vétérinaire le plus proche pour vérifier si une disparition avait été signalée.

    En attendant, il s'occuperait de réparer les dégâts.

    Curieusement il avait besoin de connaître les origines du chien mais n'avait pas envie de trop approfondir. Il voulait savourer la joie de la compagnie inespérée qui lui était donnée en ce soir de Noël.

    Il l'observa plus attentivement. Une vraie boule de poils gris, roux et presque blancs sur la partie postérieure. Curieux. Il n'avait pas de queue ! Il s'approcha, tâta la croupe ; un petit moignon vibrait sous la main : on lui avait coupé très court, bien trop court... et pourquoi ?

    Il caressa longuement les oreilles et les trouva très courtes, elles aussi. Pourquoi avait-on mutilé ainsi la pauvre bête ? Bon, on verrait tout ça en bloc... Pour le moment, on allait se régaler.

    Il mit un morceau de musique sur la vieille chaîne, puis sortit une vieille gamelle et la prépara pas loin de celle de la chatte. Le chien devint très attentif lorsque la volaille fut sortie du four. Le hors-d'œuvre improvisé était déjà loin. Il s'approcha, quémandant du regard. Mais un ordre le fit stopper : " Non, tu dois attendre que je te le donne ! "

    Le festin avait pris une tournure très joyeuse. La maison semblait respirer le bonheur. La chatte ronronnait très fort. Et le poêle semblait lui aussi participer à la fête....

    Une grande partie de la chair fut engloutie plutôt que dégustée par le chien. Maintenant sa fourrure était tout à fait sèche. Les épreuves passées avaient emmêlé le pelage, Un bon brossage était nécessaire. Quelques blessures étaient mal cicatrisées et les coussinets étaient presque à vif. Une heure de soin remit les choses à peu près en ordre. Le contemplant, il fut très satisfait du résultat :: " Tu as changé d'allure, c'est très bien, mais comment va-t-on t'appeler ? Voyons, tu as tout à fait l'air d'un ourson ébouriffé. Winnie t'ira très bien. "

    Les yeux n'étaient plus seulement chargés de gratitude, des reflets d'or y passaient au gré des flammes, une adoration sans bornes se lisait dans les prunelles marron.

    Trois jours étaient passés, Winnie s’était fondu dans le cercle familial comme si toute sa vie s’y était déroulée.... Les premières difficultés étaient venues de ses rapports avec Chatoune, elle avait clairement défini ses prérogatives, dés le départ, elle avait fixé son grade dans la hiérarchie familiale, c’était elle qui commandait après le maître ! Dur à avaler pour un chien qui, tout bon-enfant qu’il soit, n’avait jamais admis la race féline comme dominante sur les chiens....mais le côté bon-enfant avait prévalu, ou , plus astucieux encore, diplomatie suprême, il avait laissé la chatte marquer sa domination : elle avait le droit de manger la première dans le plat, elle pouvait le taquiner quand l’envie lui en prenait, comme s’il était simple souriceau, elle était assez fine , quand même , pour ne pas dépasser les limites susceptibles de réveiller les instincts d’autodéfense du chien : c’était arrivé un jour où les griffes acérées s’étaient plantées dans la couenne du chien, là, les dents avaient claqué très prés du museau de la chatte !

    Bon bougre, il n’était pas dominant, il se contentait de suivre aveuglément son maître, il vivait dans le sillage de celui qu’il considérait comme son dieu, et peu à peu, comprenait mieux son rôle dans le nouveau cercle de sa vie ; Il devait veiller à prévenir de tout nouvel intrus qui viendrait à franchir les limites établies par le foyer : la maison, sa terrasse, et par extension, la route proche et le jardin enneigé, et, pourquoi pas ? Les limites du hameau !

    Cela n’allait pas sans quelques problèmes, le jour où il se mit en tête d’empêcher Jojo, montagne Pyrénées de 90 kg, habitué à venir profiter, de temps à autres, de la gamelle familiale, de venir se servir !  La remise à niveau qu’il subit lui donna à réfléchir sur la relativité des droits élémentaires du chien de la maison .....

    Il avait eu du mal à comprendre qu’un ordre du maître , çà ne se discute pas , çà s’exécute, et immédiatement, il avait été si longtemps livré à lui-même et habitué à assurer sa propre sécurité, ou à faire les actions qu’il jugeaient valables pour son intérêt, par adoration pour son dieu, il était prêt à faire tout ce qu’on lui ordonnait, couché, stop, ici, non, défendu, autant d’ordres qui n’avaient pas de signification réelle, mais il était plein de bonne volonté, il demandait à apprendre.
    Doué d’une intelligence assez vive, il complétait son ignorance par de l’instinct, çà marchait, sauf si l’urgence de la situation venait mettre le trouble dans sa tête, il perdait alors tous ses moyens et se tétanisait de peur.

    Physiquement, il était imbattable, c’était une vraie bombe, il se défoulait sitôt qu’il se sentait autorisé à foncer, et sa vitesse était hors de proportion avec sa taille, il se plaisait à montrer ce qu’il pouvait faire : même s’il fonçait, parfois trop, et se retrouvait en perdition. Un jour il avait traversé le parking sur le dos pour avoir oublié que la glace, çà glisse ! !

    Puis vint le temps de la connaissance, jusque là, le chien et son maître s’étaient observés, l’homme essayait de cerner les qualités et les défauts profonds du chien : Là il y avait un stress probablement dû à un manque d’affection dans le milieu familial. Combien de gens décident un jour d’avoir un animal, comme on a envie d’un objet, c’est joli, c’est amusant, on croit parfois être protégé par un chien comme par le port d’une arme, on voudrait en faire un sosie d’homme. Les risques de perturber le chien sont généralement oubliés.... Puis, les joies d’avoir un animal font place à la lassitude des corvées entraînées, il faut le promener aux moments les plus difficiles, quand on serait si bien dans ses pantoufles ! il faut le shampouiner s’il est revenu sale, ou, pour peu que sa présence pose un problème lors d’un voyage, on a vite fait de s’en débarrasser à n’importe quel prix.

    Winnie n’avait sans doute pas été abandonné au sens propre du mot, mais relégué dans son propre foyer, il n’avait pas trouvé son équilibre, et son éducation s’en était ressentie... Il était plein de qualités, sa race le portait à l’amour exclusif pour un maître, et il était aux aguets du moindre geste de celui-ci.
    Il n’avait pas toujours la bonne interprétation, mais il compensait par une attention sans limites.

    Le chien observait ainsi toutes les habitudes de son nouveau maître, il sut très vite repérer les moments importants de la vie : les repas, le sommeil, la promenade ; tout était annoncé par des signes, il était intelligent, et montra son désir de participer. Il savait que la mendicité pendant les repas était sévèrement défendue, alors il dressait le peu d’oreilles qui lui restaient pour manifester son intérêt ! Ou quand le rythme respiratoire changeait en fin de nuit, précédant l’éveil, il savait engager par ses mimiques à le faire sortir pour la première sortie du matin ! Il était devenu champion dans l’art de détecter un voyage en préparation! Alors il ne lâchait plus la voiture de l’oeil !

    Le Maître avait trop tendance à comparer Winnie à celle qui l’avait précédé dans son cœur, comme Edrayoun était quasiment parfaite, bien sûr le pauvre Winnie tenait le mauvais bout de la corde ! Parfois les ordres devenaient très secs, le chien montrait alors sa soumission totale, Il était malheureux de la situation, mais à son maître, un bon chien pardonne tout....








    Un jour pourtant, les choses changèrent :
    Le chien était installé dans la voiture exceptionnellement à la place du passager, habituellement il était sur le siège arrière ; et son maître, jetant un coup d’œil machinal vers lui, le vit appuyé contre le dossier, le regardant, un amour infini au fond des yeux.... Le regard était exactement celui de sa pauvre chienne, elle passait des heures à le fixer ainsi, tout signifiait : Tu es Mon Maître, Mon Dieu, Mon Unique Amour....Il fut si saisi qu’il arrêta la voiture pour un câlin scellant l’amour entre eux.

    Aujourd’hui, il y a quelque part, dans la montagne, un chien, un maître, et une chatoune, tous trois très heureux....Si vous passez par là bas, vous n’aurez pas de mal à les reconnaître : le chien gambade, le maître siffle, et la chatte ronronne.....

    La Colle St Michel Mars 2003

  • Jean-michel Palacios le 01/10/2013 à 19h28

    En fait,

    J'ai ouvert cette discussion, il y a de cela plus d'un an pour permettre à des "auteurs en herbe" que nous sommes tous plus ou moins, d'écrire un passage d'un livre qu'ils ont commencé un jour dans leur tête, au volant de leur voiture, un matin , un jour, une nuit, dans un cahier, sur un ordinateur ou déjà publié sans un succès particulier.

    C'est ici à mon avis une belle tribune pour glisser quelques mots voire même les improviser.

    Je pense avoir introduit 3 textes au cours de cette discussion qui sont nés dans l'instant. Il n'y a pas de règle.

    C'est un espace de liberté.

    On peut écrire sur les murs de la ville mais il viendra des employés pour les effacer. On peut les écrire dans les transports, les lire dans des cercles de lecture ou de poésie.

    Ici, nous n'avons pas le son ni les images, uniquement la force des mots et les idées qui en découlent.

    Dans une autre discussion en cours, je viens aussi de proposer à Isabelle et Francis d'ouvrir une discussion dédiée "aux jeunes auteurs et aux petites maisons d'éditions".

    Vous n'aurez que l'embarras du choix.

    Amitiés
    JM

  • Eugene Lagorio le 01/10/2013 à 18h43

    Merci JM de votre bienvenue, mais vous voulez dire sans doute que je suis invité à venir publier un de mes premiers essais ICI? Ou dois-je aller dans un endroit plus adequat?

  • Jean-michel Palacios le 01/10/2013 à 13h33

    Bonjour Eugène,

    Je vous souhaite la bienvenue et merci de passer nous dire bonjour au Village.

    Il semble en effet que la tentation d'écrire se trouve un chemin simplifié par les tablettes connectées offrant ainsi à notre imaginaire tout un champ de possibles.

    N"hésitez pas cependant à nous laisser un trace de votre passage, improvisez s'il le faut, même un poème fera notre bonheur.

    A très bientôt de vous lire.
    Amitiés
    JM

  • Eugene Lagorio le 01/10/2013 à 11h37

    Bonjour jean-Michel,
    Je commence souvent un nouveau roman..... Que je ne termine jamais! Alors, je me contente de quelques "nouvelles" ....
    Je ne cherche pas à être publié un jour, mais mon dernier investissement sur une tablette ,m'ouvre des perspectives jusqu'alors invisibles, les ebooks sont une vraie lueur d'espoir pour nos jeunes auteurs!
    Alors, je vais suivre trés attentivement cette discussion! bien amicalement à tous

  • Nina Capuchon le 24/09/2013 à 10h20

    Bonjour J. Michel,

    Une belle idée ces chroniques du village !

    A bientôt pour la suivante...

  • Jean-michel Palacios le 23/09/2013 à 10h55

    Je vous souhaite la bienvenue et merci de réagir dans cette chronique s'il vous trotte dans la tête un premier livre ou roman.

    Je vous propose une fiction intemporelle.
    Amitiés
    JM

    "Ce n'est vraisemblablement pas le meilleur endroit pour en parler !!!

    Aussi vais-je essayer de vous répondre le plus simplement du monde et surtout le plus sincèrement, sans détour. Je suis là depuis longtemps et j'entretiens la flamme du phare du village.

    "Lecteurs" est un peu mon "Village", quelque part dans une région de passage entre plaine et montagne avec la mer toute proche. Ce pourrait être une île. De fait, il bénéficie de tous les voyageurs qui comme dans "l'auberge espagnole" apportent un peu de ce qu'ils cherchent.
    Ils arrivent à pied, par bateau, par avion. Mais souvent ils ne font que passer. Certains viennent de loin. Ils ont soif de connaissances et pensent en trouver sans déposer un crédit (monnaie locale). Leur langage est parfois frustre. Souvent, et nous en sommes plusieurs à leur répondre pour leur indiquer le chemin. Ils repartent si vite qu'ils ne donnent pas un merci ni ne cherchent à faire connaissance.

    Dans ce "Village" nous recevons des informations. Elles arrivent par le grand soleil de couleur orange. Ainsi l'on découvre dans le système que des auteurs écrivent et certains en sont récompensés. Parfois même, ils viennent dans des vaisseaux super rapides et ponctionnent quelques élites parmi nous pour les aider à y voir plus clair et prendre la bonne décision.

    Alors, ici, on s'organise. Certain(e)s m'appellent le Maire du village. C'est vrai que j'aime bien parler pour les autres. J'aime aussi observer et proposer des choix, des idées et des discussions.
    Ici, on écrit car la tradition orale n'est pas encore en vigueur. Mais bientôt nous pourrons parler entre nous et avec les étrangers à la peau orange "aussi".

    J'aime beaucoup cet endroit. On y croise Tintin, les Mousquetaires, quelques supers héros, des princesses qu'on déboulonne. Tout le monde a un nom d'emprunt et agit incognito. On porte tous un uniforme avec des autocollants collés dessus pour montrer les choses que l'on aime. Et puis on a tous le même âge.

    Un jour, une étrangère en freelance est passée au Village et nous a proposé de parler des nouveaux livres des auteurs. Alors on s'est dit qu'on allait pouvoir faire des choses ensemble. De temps en temps, certains d'entre nous sont téléportés dans un no man's land et parlent seuls à un appareil qui enregistrent notre voix et notre visage et nos interrogations. Ils parait que les Auteurs reçoivent ces messages. C'est bien on communique !!!

    Mais je vous parle, je vous parle ! Alors que je ne suis pas vraiment là. Je suis un hologramme et il s'est écoulé 10.000 ans. Mes frères, les Atlantes ont disparu dans la mer sans laisser de vestiges ou si peu. Tout s'est passé si vite qu'ils ont oublié de m'éteindre.

    J'ai tellement de choses à dire.
    Et il y a tant de livres à lire.
    Vous voulez un Granola ? J'ai fait un peu de café.
    Si vous restez un peu, à observer, vous les verrez et les entendrez. Même les fantômes ont des choses à dire."

    Extrait des "Chroniques du Village : le veilleur " de JM PALACIOS

  • Philippe Taulet le 12/06/2013 à 15h34

    Merci Hélène, c'est très joli. Merci donc pour ce partage. Bien amicalement, Philippe.

  • Hélène Autret le 12/06/2013 à 12h56

    merci beaucoup à vous trois, vos avis me touchent .

    du coup, je vous livre la totalité de mon texte, je n'en suis pas tout à fait satisfaite c'est vrai. des retouches à effectuer. coquelicot , le titre pour ces coquelicots si nombreux en juin, pour ce coquelicot qu'on accroche lors des commémorations.....

    Coquelicot,
    Appuyé sur son arme, le souffle court, les yeux rougis par le sel et le sable, Gary balaie des yeux la plage maculée de corps, de membres déchiquetés et arrachés. La mer recrache avec force des casques, des gourdes et le sang des hommes se mêle à l’écume généreuse de la mer. Les balles sifflent, les hommes courent, s’embusquent et progressent difficilement vers la terre. Gary pense à sa mère, il sent la peur s’emparer de tout son corps, il cherche son régiment, voit un compagnon, tente de le rejoindre. Les repères sont brouillés, il pleut, et cette terre inconnue, sous le joug de l’ennemi attend tellement de lui et des autres. La progression est lente semée d’embûches, Gary n’a jamais combattu, il ne sait pas et ne connait rien, il pense à sa mère un châle sur l’épaule, en train de faire une retouche sur la commande d’une robe, son père courbé sur ses récoltes, les yeux tournés vers le ciel priant pour qu’il pleuve. La pluie, celle-là même qui embrouille Gary ce matin du 6 juin 44, celle-là même qui rend difficile leur progression. Il sent son cœur galoper, son corps tressaillir dès qu’un obus éclate, la terre tremble, la mer ressasse le même air et remonte les vielles rancœurs des hommes, les haines viscérales, et la douleur des hommes face à l’horreur. Gary part à la guerre avec son régiment, il traverse les petits villages normands, tous ses sens sont en alerte et il voit son camarade tombé sous l’assaut de l’ennemi. Celui avec lequel il a fait la traversée, celui qui lui a tendu la main lorsqu’il a trébuché ce matin du 6 juin 44. Il est là, mort, le visage enfoui dans la terre, au milieu d’un champ de coquelicot. Gary sent le sang battre dans ses veines, son regard s’embue et ses jambes tremblent. Il doit continuer d’avancer, il doit laisser son camarade, là, sur cette terre meurtrie, violée par l’ennemi. Bientôt, il le devine, c’est un autre qu’il verra tomber, et peut-être que lui aussi va mourir, loin de chez lui, une balle dans le ventre ou le cœur. Et si jamais il ne revenait jamais chez lui, si jamais il ne revoyait jamais sa mère et son père. Mais cette terre si hostile le nourrit d’espoir, l’encourage à lutter, et lui enseigne la fragilité de l’homme et de la liberté.
    Et toujours ces coquelicots dans les champs, petite fleur fragile et délicate. Gary s’assoit et arrache l’un d’eux. Il l’observe un long moment et puis il ferme ses yeux pour ne penser qu’à la douce chaleur du foyer, là-bas, en Amérique. Quand il a quitté sa terre, le soleil cuisait les blés, et l’orge allait être récolté.

    - Petit coquelicot, entre mes doigts, tu fanes et meurs déjà, tu ne vis que fermement enraciné. Couché sur le flanc lorsque la bise te caresse tu ne te redresses plus. Les pieds lourds des soldats, étrangers à ta beauté t’écrasent et te piétinent. Leur visage haletant, est rougi par l’effort, toute leur colère se mêle à ton décor, le sang qui coule se confond à ton rouge incendiaire. Tu trembles comme le tout petit arraché à sa mère, à cause des rafales de vent si fréquentes ici, et des rafales de tirs assourdissantes…. -

    Appuyé sur sa canne, le souffle court, les yeux rougis par le souvenir et l’émotion, Gary porte à sa chemise un coquelicot. Son regard se pose sur la mer, celle qui l’a vu débarquer ce 6 juin 1944, elle est calme, bleue mais au fond d’elle, elle semble ne jamais avoir oublié le sacrifice de ces hommes. Les vagues, dans un éternel mouvement, murmurent le souvenir de cette journée. Parfois, elle recrache, un casque rouillé, la plaque d’un soldat noyé. La pluie dégouline sur la joue de Gary ou alors je me trompe, peut-être est-ce ……
    Tous les ans, Gary revient saluer ses camarades morts au combat….. il n’écoute pas vraiment le discours du maire, il revoit le ciel gris et écrasant, son camarade à terre, il réentend les appels au secours et le bruit des bombes, il re-sent la peur qui envahit tout le corps et qui glaçait tout son être, il se souvient du goût du sel et le goût acide des pommes qu’il avait pour seule nourriture , il se souvient de la douceur de ce coquelicot entre ses doigts ………….

  • Jean-michel Palacios le 09/06/2013 à 22h46

    Bonsoir hélène et mes amitiés à nina et philippe
    Merci pour cette très belle page aux mots qui suscitent l'imaginaire. J'étais avec Tom Hanks et Spielberg qui ont porté à l'écran l'une des scènes de guerre les plus réalistes du cinéma et je l'ai retrouvé dans vos émotions.
    A bientôt de vous lire.
    Amitiés
    Jm

  • Nina Capuchon le 09/06/2013 à 08h48

    Bonjour Hélène,

    C'est une page de l'Histoire bien douloureuse que ce débarquement et nous avons l'impression parfois d'avoir vécu ce 6 juin 1944 tellement bien décrit dans des films célèbres comme "Le jour le plus long" ou "Il faut sauver le soldat Ryan" et d'autres encore...
    Votre court récit est très émouvant et bien écrit. Merci d'avoir eu le courage de nous le "livrer". Comme Philippe, je vous encourage à continuer, à écrire des textes plus longs et peut-être publier un recueil de nouvelles.
    Amicalement, Nina

  • Philippe Taulet le 08/06/2013 à 17h53

    Bonjour Hélène, je trouve très bien. Ce besoin de coucher sur une feuille de papier ce que l'on ressent, ce que l'on veut faire partager, je le comprends parfaitement. Je n'ai qu'une chose à dire: continuez.
    Amitiés à vous toutes et tous, Philippe

  • Hélène Autret le 07/06/2013 à 15h35

    alors le début......


    Coquelicot,
    Appuyé sur son arme, le souffle court, les yeux rougis par le sel et le sable, Gary balaie des yeux la plage maculée de corps, de membres déchiquetés et arrachés. La mer recrache avec force des casques, des gourdes et le sang des hommes se mêle à l’écume généreuse de la mer. Les balles sifflent, les hommes courent, s’embusquent et progressent difficilement vers la terre. Gary pense à sa mère, il sent la peur s’emparer de tout son corps, il cherche son régiment, voit un compagnon, tente de le rejoindre. Les repères sont brouillés, il pleut, et cette terre inconnue, sous le joug de l’ennemi attend tellement de lui et des autres. La progression est lente semée d’embûches, Gary n’a jamais combattu, il ne sait pas et ne connait rien, il pense à sa mère un châle sur l’épaule, en train de faire une retouche sur la commande d’une robe, son père courbé sur ses récoltes, les yeux tournés vers le ciel priant pour qu’il pleuve. La pluie, celle-là même qui embrouille Gary ce matin du 6 juin 44, celle-là même qui rend difficile leur progression. Il sent son cœur galoper, son corps tressaillir dès qu’un obus éclate, la terre tremble, la mer ressasse le même air et remonte les vielles rancœurs des hommes, les haines viscérales, et la douleur des hommes face à l’horreur. Gary part à la guerre avec son régiment, il traverse les petits villages normands, tous ses sens sont en alerte et il voit son camarade tombé sous l’assaut de l’ennemi. Celui avec lequel il a fait la traversée, celui qui lui a tendu la main lorsqu’il a trébuché ce matin du 6 juin 44. Il est là, mort, le visage enfoui dans la terre, au milieu d’un champ de coquelicot. Gary sent le sang battre dans ses veines, son regard s’embue et ses jambes tremblent. Il doit continuer d’avancer, il doit laisser son camarade, là, sur cette terre meurtrie, violée par l’ennemi. Bientôt, il le devine, c’est un autre qu’il verra tomber, et peut-être que lui aussi va mourir, loin de chez lui, une balle dans le ventre ou le cœur. Et si jamais il ne revenait jamais chez lui, si jamais il ne revoyait jamais sa mère et son père. Mais cette terre si hostile le nourrit d’espoir, l’encourage à lutter, et lui enseigne la fragilité de l’homme et de la liberté.

  • Jean-michel Palacios le 01/06/2013 à 12h55

    Allez Hélène, juste un passage ou un résumé. Je trouve cela tellement formidable.
    Merci d'avance
    Amitiés
    JM

  • Hélène Autret le 01/06/2013 à 12h17

    Bonjour

    En ce qui me concerne, j'aime écrire des petits textes .
    Le dernier que j'ai écrit a pour thème le débarquement du 6 juin 44, je fais peu lire mes textes ( très certainement pas très sûre de moi).
    Ecrire pour moi c'est vraiment important, j'aime écrire que des sujets qui me touchent.

  • Philippe Taulet le 29/05/2013 à 09h57

    Bonjour, et merci à Jean Michel et Nina. Félicitations aussi à Sébastien. Et bien d'accord sur le fait que quelque chose de personnel au début devienne avec le temps une "oeuvre" que l'on souhaite partager, avec ses proches puis avec un plus grand nombre. Beaucoup de témoignages sont nés ainsi. Amicalement, Philippe

  • Nina Capuchon le 25/05/2013 à 21h31

    Merci Sébastien,

    Vous et J. Michel avez chatouillé ma curiosité, j'ajoute votre livre à ma PAL, et je ne manquerai pas de laisser un avis sur le site dès que je l'aurais lu.

    Très cordialement, Nina

  • Sebastien Cazaudehore le 25/05/2013 à 01h28

    merci à tous, cela me fait bien plaisir, si cela vous intéresse Jean Michel, je me ferais un plaisir de vous faire parvenir une copie. donnez-moi simplement un endroit où l'envoyer, ou un email... désolé, mais personnellement je n'utilise plus que des liseuses, c'est mon côté écolo extrémiste depuis que je vis dans l'Amazonie, si je ne l'étais pas ici, qui se serait.
    une excellente journée à vous et Nina

  • Nina Capuchon le 22/05/2013 à 09h41

    Félicitations Sébastien et tous mes vœux de réussite à votre roman !
    Cordialement, Nina

  • Jean-michel Palacios le 22/05/2013 à 00h12

    Bonjour Sébastien,

    Si vous le permettez, un grand bravo pour avoir franchi le "seuil" du lecteur vers l'écrivain et plein de réussite.

    Pour ceux que cela intéresserait, voici un résumé puisé sur le site de Babélio (voir également les avis et les critiques proposés par les lecteurs).
    Votre livre est édité par "In Libro Veritas" depuis le 12 avril 2013 et disponible sur le site Amazon par exemple.

    "Quelque part dans les Highlands de Papouasie Nouvelle Guinée, un Secret s'est perdu... De nombreuses années plus tard, une étrange statuette sans visage est volée dans un grand musée parisien et l'inspecteur Ulysse Treilhard est appelé pour enquêter.
    L'esprit accaparé par l'étrangeté croissante du crime et par les souvenirs qui ressurgissent d'un passé lointain, il se laisse peu à peu entraîner vers un monde de mystères qu'il ne croyait plus retrouver. Sans savoir s'il poursuit un criminel, une légende ou une force plus grande oeuvrant contre lui, Treilhard replonge alors dans les jungles millénaires de Papouasie.
    C'est dans ces montagnes, au coeur du territoire Huli qu'il cherchera les réponses à cette énigme, intimement liée à son passé."

    Amicalement
    JM

  • Sebastien Cazaudehore le 20/05/2013 à 20h49

    L'envie d'écrire m'est surtout venue d'une envie de partager. J'avais passé de longs mois en Papouasie Nouvelle Guinée où je travaillais/vivais comme anthropologue dans un clan Huli, au coeur de Highlands. Ces mois ont été marqués par des découvertes, des expériences hors du commun, de souffrances aussi, mais surtout des rencontres. à l'époque j'avais écrit un récit de voyage détaillé. Ce n'était pas un écrit destiné à être publié, mais plusieurs personnes m'avaient demandé de le lire, simplement pour connaître un peu mieux cette zone reculée du monde.
    Puis, peu à peu, m'est venue cette envie de partager ce que mes yeux avaient vu et ce que mon coeur avait ressenti. Je n'ai pas opté pour ce récit de voyage, mais j'ai choisit de glisser ces aventures, ces anecdotes, ces rencontres, dans un roman policier. "La tourmente du Serpent" est donc née en 2013.

  • Nina Capuchon le 17/05/2013 à 15h19

    Félicitations Philippe, je ne suis pas une fan de rugby mais j'espère qu'il pourra voir le jour car il trouvera sans nul doute une multitude de lecteurs passionnés de ce sport viril.

    J. Michel, c'est bien parce que c'est Renaud, on pardonne rimes obligent.

    Amitiés à tous les deux. Nina

  • Jean-michel Palacios le 17/05/2013 à 09h46

    Dès que le vent soufflera
    Je repartira
    Dès que les vents tourneront
    Nous nous en allerons
    (Renaud)
    Amitiés
    JM

  • Philippe Taulet le 17/05/2013 à 09h35

    re bonjour à tous, Voilà Jean Michel, c'est le début. Peut-être un jour la suite si les vents sont favorables?
    Amitiés, Philippe

  • Philippe Taulet le 17/05/2013 à 09h34

    Pour camper le décor, commençons par le jour du rendez-vous avec mon oncle. Date fatidique s’il en est. L’oncle Louis vivait depuis toujours dans sa petite ville native du sud des Landes, dans le sud-ouest de la France. Une bourgade paisible et sans histoire située en bordure de l’océan Atlantique, avec son école, sa mairie, son église et son inévitable terrain de rugby qui, faut-il le préciser, recevait tous les dimanches la plus grosse affluence. Nous étions ici sur des terres peuplées par des hommes et des femmes dont le rugby, appelé aussi l’ovalie, faisait battre les cœurs génération après génération.
    Or nous étions dimanche justement et sitôt la messe dominicale terminée une véritable procession se formait en direction du stade municipal situé en contrebas de la paroisse. Les sermons du prêtre et les sons de cloche cédaient alors la place aux incantations de mon oncle et aux coups de sifflet.
    Un personnage haut en couleurs, mon oncle. Une sorte de célébrité locale qui déchaînait aussi bien les passions chez les uns que les critiques chez les autres. En tout cas il ne laissait personne indifférent. Cela faisait des années qu’il œuvrait pour diriger le club local et entraîner l’équipe première. Il en avait vu défiler des générations et des bataillons entiers de joueurs.
    Debout sur le bord du terrain comme à son habitude, infatigable, inusable, il répétait inlassablement les mêmes consignes, hurlait ses ordres, s’agitait dans tous les sens, encourageait ses troupes et soignait tant le moral que les bosses ou les bleus.
    Je me postais discrètement derrière les poteaux adverses et décidais de laisser la partie se dérouler sans le déranger. La fin du match salua la victoire de ses protégés. Bras en l’air, mon oncle surexcité traversait le terrain serrant les uns dans ses bras, embrassant les autres. Les tribunes chantaient. Les supporters manifestaient bruyamment leur joie. Je me sentais ému car cela me rappelait tant de souvenirs.
    Je m’approchais de lui. Il m’aperçut et se précipita aussitôt vers moi en disant :
    - « Tu as vu ! Quel match ! Mais je les avais prévenus à tous. Pas d’excuse possible. On le gagne ce match à la maison ! On le gagne et pour la suite de la saison on verra bien ! »
    Je souriais. L’enthousiasme de mon oncle était demeuré intact durant toutes ces années. Je ne voyais pas ce qui aurait pu l’émousser. Aujourd’hui encore et en dépit de son âge avancé, il continuait comme si de rien n’était. Le temps paraissait sans prise sur lui. Il revint à la charge en me demandant :
    - « Tu viens manger avec nous ? Je te présenterai à mes petits gars. Tu ne vas quand même pas rater la troisième mi-temps ? »
    Je souriais. Ici j’étais bien loin de mes préoccupations quotidiennes. J’arrivais tout juste pour passer quelques jours sur les terres de mon enfance et de ma jeunesse. Pour une fois qu’il m’était possible de prendre quelques trop courtes vacances ! Tout en continuant de sourire je décidais de me laisser emporter par ce tourbillon ambulant qu’était l’oncle Louis et qui déjà me tirait par la manche gauche tout en me poussant dans le même mouvement par l’épaule droite. J’avais à ce moment là l’impression de redevenir un enfant que l’on guide pour ses premiers pas.

  • Ludivine Wilcz le 16/05/2013 à 18h48

    Merci Jean-Michel. Oui, je pense pareil pour les arbres, c'est pour ça que j'ai voulu en faire le point de départ et le fil rouge de cette histoire qui est en cours d'écriture.
    On verra bien une fois fini si elle vaut le coup pour une maison d'édition ou juste pour rester dans mes tiroirs

    Amitiés

    Ludivine

  • Jean-michel Palacios le 16/05/2013 à 07h19

    Merci Ludivine pour ces jolies dédicaces.
    Il m'est arrivé en randonnée de prendre des troncs d'arbres à bras le corps et de ressentir les vibrations. Les arbres sont rassurants, plein de sagesse....
    A très bientôt de vous LIRE
    Amitiés
    JM

  • Ludivine Wilcz le 15/05/2013 à 19h51

    Oups, je viens de relire mon message, c'est ça d'écrire vite fait... J'avais écrit que votre histoire était vraiment pas mal et en rectifiant ma phrase et en mettant intéressante, j'ai oublié de retirer le "pas".

    Désolée Jean-Michel, il faut lire que c'est vraiment intéressant pfff, vivement mes lunettes, mes yeux me font vraiment défaut en relecture :/

  • Ludivine Wilcz le 15/05/2013 à 19h10

    Oui, j'ai vu l'histoire de SF et c'est vraiment pas intéressant, j'espère que le livre verra le jour :)

    Je peux vous donner le prologue d'un roman dit jeunesse que je suis entrain d'écrire, mes autres écrits n'étant pas vraiment de la littérature tout public, enfin ils pourraient si la tolérance était vraiment de notre monde.
    Enfin bref, voilà le prologue : "Assis sur l’arbre plus que centenaire du parc, un jeune garçon se cache du regard du monde. Personne ne le voit, mais lui voit tout, entend tout et comprend beaucoup plus de choses que n’importe quel humain de son âge. Normal quand on a été élevé par l’être le plus sage au monde, plus sage encore que l’arbre sur lequel il se tient.

    Comment ? Vous ne croyez pas en la sagesse des arbres ? Vous avez bien tort, car sans eux, la vie n’existerait plus ou en tout cas, la vie humaine telle que vous la connaissez aujourd’hui. Ils permettent à chacun de vous de respirer cet oxygène si indispensable, ils permettent vos jeux interdits, ils se laissent blesser par vos inscriptions d’amour, car ils aiment vous voir vivre et évoluer, être l’ami de vos bonheurs et de vos peines. Seuls les gens comme notre héros comprennent le pouvoir des arbres et peuvent s’en émouvoir, mais les humains, c’est autre chose, la magie a complètement déserté leur vie. Quel dommage."

    Voilà, voilà. Pour ce qui est des poèmes, il faudrait que je les retrouve. Je n'en ai pas écrit depuis l'adolescence ou juste quelque quatrain de temps à autre pour le plaisir mais sans plus.

    Amitiés.
    Ludivine

  • Jean-michel Palacios le 15/05/2013 à 10h36

    Merci Ludivine de votre intervention.

    J'avais vu également le concours de France Loisirs qui est assez tentant. Je ne résiste pas à l'envie de solliciter de votre part un passage de poème ou d'écriture.
    J'ai laissé deux poèmes instantanés dans la discussion sur le printemps et j'ai improvisé une histoire de science-fiction dans la présente discussion dont c'était un peu le but dans mon idée au départ.

    Je vous laisse Ludivine à la "tentation" de nous l'écrire et mille mercis.
    Amitiés
    JM

  • Ludivine Wilcz le 15/05/2013 à 00h14

    Bonsoir Jean-Michel,

    Je viens de découvrir ce sujet de discussion et je le trouve intéressant. Pour ma part, j'écris depuis longtemps. Au départ, des chansons et autres poèmes à l'adolescence. Puis des débuts de roman qui ont vu le jour en partie. Ensuite, j'ai arrêté pendant 6-7 ans, je m'y suis remise en 2010. Début du mois, j'ai même proposé un de mes écrits au concours du 1er roman France Loisirs/ Nouvelle plume, mais pas sûre que le domaine dans lequel j'écris intéresse beaucoup de monde. Enfin on verra...

    Amitiés,
    Ludivine

  • Jean-michel Palacios le 14/05/2013 à 22h19

    Merci Philippe pour toutes ces indiscrétions très touchantes.
    Je suis très admiratif.
    Au moins tu as fait le saut et ce doit être je pense gratifiant.
    Peut-être voudras-tu nous glisser un passage du projet de livre sur le rugby, moi qui suis fan, je prends volontiers.

    Bien amicalement
    JM

  • Philippe Taulet le 14/05/2013 à 17h05

    Bonjour Jean Michel, Et merci une fois de plus pour ce joli sujet.
    Oui, je pense aussi que lire donne fatalement un jour l'idée et l'envie d'écrire. Témoignage de sa vie ou de celle des autres, fiction, peu importe mais un jour où l'autre, le "passage à l'acte" survient.
    Mon premier livre avait pour but de raconter mon service militaire. Il aura fait rire et sourire mes amis. Mon second avait pour objet la violence routière suite à la perte d'un ami dans un terrible accident. Un éditeur m'a suivi dans ce projet qui rappelait un peu le livre "Crash" de Balard. Plus récemment j'ai écrit un livre sur des enfants élevés par une mère folle et un autre (plus "détente") sur le rugby. Moi qui suis du pays Basque, des amis Landais m'ont raconté des anecdotes qui m'ont donné l'idée et l'envie de compiler tout cela dans un mélange de fiction et de réalité. En outre le rugby est un sujet peu exploité. A tord. On verra si un éditeur suivra mais je suis réaliste et sceptique sur la prise de risque par les maisons d'édition... A bientôt, Amitiés, Philippe

  • Jean-michel Palacios le 02/03/2013 à 11h17

    Bonjour Maël et merci de votre contribution.

    Même si c'est le même titre "un premier livre", le sens est très différent.

    Mon idée au départ était de mettre en avant ceux d'entre nous qui ont envie d'écrire depuis longtemps et qui souhaitent nous faire partager un extrait ou un résumé d'une histoire qu'ils ont écrit.

    Alors si dans votre jardin secret, vous avez écrit un joli texte, faites-nous le partager.

    Amicalement
    JM

  • Maël Moulin.2 le 02/03/2013 à 09h56

    Bonjours, JM, mon premier(vrai) livre a été les misérables tome.1.Je L'ai adopté en lisant la quatrième de couverture .La voici: Une planche pour dormir, la chiourme, les coups, les boulets au pied : dix-neuf ans de cet implacable bagne ont fait du forçat Jean Valjean un homme meurtri, brisé. Tout ça pour avoir cassé un carreau et pris un pain ! Pourtant, l'espoir renaît lorsque l'ancien bagnard croise sur sa route Fantine et Cosette. Roman historique, social, philosophique, paru en 1862, Les Misérables est un des plus grands chefs-d'œuvre de la littérature française.

  • Jean-michel Palacios le 17/08/2012 à 09h31

    Bonjour Elyne,

    Ce n'est pas exactement la bonne rubrique pour poser cette question. Je vous conseille de regarder dans l'aide et/ou la FAQ, les possibilités offertes ou bien de poser une question plus directe en cliquant sur le lien "contacts" en bas de cette page.
    A défaut, ce site permet d'enregistrer des livres dans une bibliothèque virtuelle en ajoutant sur des étagères les références de livres acquis dans le commerce ou échangés. Cela offre l'avantage de faire la liste de tous ses livres personnels et de partager des commentaires et des avis avec d'autres lecteurs, lire ou écouter des interviews...
    Le site permet également de "charger" des Ebooks par le lien tout en haut de cette page sur un catalogue de 1148 références. Il s'agit essentiellement de classiques. La lecture est très aisée, peut-être laissée et reprise à tout moment et permet de glisser un marque-page et/ou des annotations.
    Le site permet également d'accéder à "Read and Go" qui offre sous condition d'abonnement, de la presse magazine et des livres en numérique. L'offre est bien évidemment plus large.
    Bien amicalement
    Jean-Michel

  • elyne lemoine le 15/08/2012 à 22h54

    comme on fait pour lire un livre que l' on a choise

  • Jean-michel Palacios le 06/07/2012 à 12h14

    Chronique de village..."Villers-Cotterêts, 08.30 du matin, en terrasse de café...Nuit blanche ou presque. Je somnole en buvant du café avec deux baguettes "bien blanches" sous les yeux. Le marché bât son plein. Les pompiers déboulent sirène hurlante et les habitués du comptoir du bar entreprennent des pronostics sur le destinataire des secours. "C'est un malaise à la Presse", répond la serveuse à l'assemblée et chacun reprend son cours. Amusant, me dis-je devant le double sens. Un syndicat des livreurs est en grève ce jour et donc pas de journaux dans les kiosques. En même temps, c'est tout de même de l'info en temps réel ! Ça boit, Ça discute. "20€, ma petite dame" annonce le patron à la caisse des jeux. "Vous me les donnez, comme c'est un billet, je le jouerai la semaine prochaine...". Sur l'affiche de la "Française des jeux", je lis une mise en garde : "jouer comporte des risques : isolement, endettement..." mais personne ne regarde !!! Les visages sont attirés par les téléviseurs où tombent les numéros toutes les 5 minutes tandis que d'autres observent la course sur Paris Turf ou Equidia. J'ai fini mon café, il fait beau, l'air est doux et je reprends mon chemin.
    Amicalement
    Jean-Michel

  • céline barabane le 30/06/2012 à 13h39

    Désolée mes "erreurs" me provoquent des boutons d'acné."L'Amour est rare mais il existe bel et bien. Petit ange se le disait dans la douceur de son bain de mousse nuagée. La mignonne Caroline venait de l'informer que les lilas de pluie avaient éclos sous le soleil sucré. Il se leva donc et alla explorer cette suave senteur que possèdent les lilas dans la légère rosée du jour. Il pensa tout le reste du jour sur la délicate couleur violette de l'arc-en-ciel qui s'était façonnée grâce à l’infime pluie du matin. La candeur et la magnificence de cette couleur prodiguaient autour d'elle une aura majestueuse, presque irréel qui fascinait Petit ange. Il sourit tendrement et songea calmement jusqu'à la nonchalante descente de l'astre lumineux. Lorsque le moment vînt où l'astre eut totalement disparu derrière les profondeurs de la mer, il se coucha doucereusement dans son duvet de neige immaculée. Ses journées étaient donc peu remplies, il se contentait d'étudier tendrement cette nature colorée et prodigue depuis son petit nuage. Un jour cependant, Caroline lui fit une annonce qui perturba l'onctuosité de ses jours. Un petit diablotin avait tenté de passer par l'arche d'or en endormant les flamands roses qui gardaient celle-ci. Heureusement la clé qui pouvait permettre l'ouverture de ce splendide bâtiment était ailée et s'était cachée dans une des poches du gilet de roses de Caroline. Petit ange saisit la clé argentée avec délicatesse et la caressa du bout de son doigt pour la rassurer. La matière avait le même toucher que la soie mais chatoyait comme une pierre précieuse. La somptuosité de la clé s'accordait parfaitement avec l'arche princière. Petit ange fit appeler une bulle et s'inséra à l'intérieur avec la clé. La bulle avançait insensiblement à travers l'azur du ciel. Un petit être rouge apparut dans leur champ de vision après quelques poussières de Temps. Celles-ci se baladaient enchantées par une libération inattendue. La clé les regardait avec envie en contemplant la grâce de leur danse rieuse et effrénée." Normalement ça devrait être bon mais si vous voyez le moindre problème signalez-le s'il-vous-plaît!

  • céline barabane le 30/06/2012 à 13h32

    Je n'aime pas vraiment écrire mais c'est un petit défi que m'a lancé un ami il y a peu de temps (thème : le ciel) :"L'Amour est rare mais il existe bel et bien. Petit ange se le disait dans la douceur de son bain de mousse nuagée. La mignonne Caroline venait de l'informer que les lilas de pluie avaient éclos sous le soleil sucré. Il se leva donc et alla explorer cette suave senteur que possèdent les lilas dans la légère rosée du jour. Il pensa tout le reste du jour sur la délicate couleur violette de l'arc-en-ciel qui s'était façonnée grâce à l’infime pluie du matin. La candeur et la magnificence de cette couleur prodiguait autour d'elle un aura majestueux, presque irréel qui fascinait Petit ange. Il sourit tendrement et songea calmement jusqu'à la nonchalante descente de l'astre lumineux. Lorsque le moment vînt où l'astre eut totalement disparu derrière les profondeurs de la mer, il se coucha doucereusement dans son duvet de neige immaculée. Ses journées étaient donc peu remplies, il se contentait d'étudier tendrement cette nature colorée et prodigue depuis son petit nuage. Un jour cependant, Caroline lui fit une annonce qui perturba l'onctuosité de ses jours. Un petit diablotin avait tenté de passer par l'arche d'or en endormant les flamands roses qui gardaient celle-ci. Heureusement la clé qui pouvait permettre l'ouverture de ce splendide bâtiment était ailée et s'était cachée dans une des poches du gilet de roses de Caroline. Petit ange saisit la clé argentée avec délicatesse et la caressa du bout de son doigt pour la rassurer. La matière avait le même toucher que la soie mais chatoyait comme une pierre précieuse. La somptuosité de la clé s'accordait parfaitement avec l'arche princière. Petit ange fit appeler une bulle et s'inséra à l'intérieur avec la clé. La bulle avançait insensiblement à travers l'azur du ciel. Un petit être rouge apparut dans leur champ de vision après quelques poussières de Temps. Celles-ci se baladaient enchantées par une libération inattendue. La clé les regardait avec envie en contemplant la grâce de leur danse rieuse et effrénée."

  • Jean-michel Palacios le 25/06/2012 à 20h45

    Bonjour Jean, bonjour à tous,
    Quel joli "présent" que vous nous livrez là, en quelques lignes.
    Inspiration du terroir, vécu peut-être, les images montent instantanément et avec elles le réalisme d'une écriture simple et vivante.
    Merci infiniment Jean de ce moment d'émotion.
    Bien amicalement
    Jean-Michel

  • Jean Juin le 25/06/2012 à 14h22

    Jean était derrière la porte.On l'avait enfermé à clef. Dehors l'espace était rempli par le son des cloches: ding,ding...dong! Le clocher du village, en contre bas ,égrenait le glas alentour.
    Jean a poussé une chaise jusqu'à la porte pour pouvoir regarder par la fente qui sert de boite à lettre.Il pousse du doigt la petite tôle pivotante extérieure mais tout ce qu'il voit ce sont les grands chênes bordant le chemin du cimetière qui passe au dessus de la maison!
    C'est dans ces arbres que doit se tenir la chouette que l'on entend dans les nuits calme d'été: "tchiouc! tchiouc!" .
    Là au dessus de la maison,jean entend comme un piétinement et des gens qui se lamentent, des femmes qui pleurent,mais il ne sait pas que c'est sa maman que l'on conduit à sa dernière demeure!Pourtant ,il a y a quelque chose qui le serre ,là dans la poitrine.

  • Jean-michel Palacios le 21/06/2012 à 00h46

    Bonsoir Ariana,

    S'il vous revient quelques lignes d'un projet en gestation de roman, de pièce de théâtre ou encore une thématique philosophique, à moins que ce ne soit plus personnel , n'hésitez pas à nous le faire partager. J'espère que votre inspiration est intacte et que vous y reviendrait.

    En côtoyant les librairies en ligne ou bien urbaines, je constate une multitude de jeunes auteurs dans des genres dont je ne soupçonnais pas l'existence il y a peu. La Bit-Lit, l'Héroic Fantasy sont massivement présents avec les Mangas. A côté l'école de Brives poursuit son chemin avec de plus en plus d'auteurs au romans de terroirs très attachants.
    Les fan de fictions entretiennent l'histoire par leurs interprétations personnelles. Entre en scène les "blogs fictifs" : mystification ou nouveau genre littéraire !
    Encore avec le "work in progress" ?pour relater le travail de l'auteur "Avant ou après le roman,comme un "Journal".
    On trouve encore ces expériences de lectures transmédia immersives qui consistent à lire "après la lecture sociale, la lecture immersive" et bien sûr encore l'univers des jeux vidéo (que j'ai évoqué dans un autre sujet) serait-il un laboratoire de nouvelles formes de narrations ? Et quid des Gossip, Heroic Little sister...Et j'oublie les livres pour enfants, l'univers des bandes dessinées...
    Alors autant de raison de montrer un peu de vous, un peu de ce que tous ces auteurs vous inspirent.
    Alors je vous attends sur Lecteurs, dans la rubrique discussion. Il n'y a pas de jury, rien que des amis prêts à encourager ces auteurs en herbe que nous sommes.
    A bientôt de vous lire.
    Amicalement
    Jean-Michel

  • Ariana Strauss le 02/06/2012 à 10h19

    J'ai pourtant posté une intervention hier!
    Ai-je fait une mauvaise manip' ou bien le commentaire aurait-il été retiré??

  • Jean-michel Palacios le 30/05/2012 à 18h22

    Merci Zarg Blob de votre contribution.

    Finalement, ce sujet de discussion fait des émules petit à petit. Cela fait vraiment plaisir.

    Alors, peut-être vous laisserez-vous aller à nous glisser un passage de quelques lignes de votre univers fantasy. Les seuls critiques, c'est nous les lecteurs. Alors faisons-nous plaisir.

    Ce style est particulièrement en vogue ces dernières années avec toutes les adaptations au cinéma dont notamment le "seigneur des anneaux".

    A bientôt de vous lire ainsi que tous ceux qui veulent relever ce petit défi.
    Amicalement Jean-Michel

  • Jean-michel Palacios le 22/05/2012 à 13h25

    Bonjour S.T.

    Je vous remercie infiniment pour oser ce lâcher-prise.
    Ecrire est à mon sens montrer une part de soi. Toutes les interviews que j'écoute des auteurs en ligne traduisent une sensibilité incroyable où l'auteur et le héros ne sont jamais loin de l'autre si ce n'était d'observer des amis, des voisins, des gens dans des cafés, dans la rue... Les deux sujets que vous proposez sont intéressants dès les premiers mots et donne l'envie d'en savoir davantage. Alors, un jour peut-être, vous oserez tout-à-fait.
    Bien amicalement
    Jean-Michel

    ps : l'histoire de Jonathan dans "Alexandria" est également sur mon ordinateur en attente de naître...et ce n'est pas la seule.

  • Sihtamenamor T. le 22/05/2012 à 11h05

    Ce commentaire a été supprimé

  • Jean-michel Palacios le 10/05/2012 à 11h39

    "L ecture, liberté, littérature
    I ntimité, investigation, introspection
    V érité, visite, vertu, voyage
    R éalité, rigueur, recherche, reconnaissance
    E ducation, édition, édification, évasion..."
    Jonathan regarde interdit, la plaque de marbre virtuel du musée des bibliothèques. Ses grands-parents lui parlaient souvent de cuir, de papier, d'encre. Mais aujourd'hui, ces mots n'ont plus de réalité à part dans cet endroit qui conserve pour les générations futures le souvenir des premiers livres.
    Sur son écran portable intégré à l'une des manches de son blouson parfumé, il regarde les horaires de visites. Il a le temps de dépenser quelques terrons avant de partir sur Antinéa. Un vent des sables distille une ambiance de grand désert. Ici tout est fait pour créer l'illusion. Une image avec un texte "l'alchimiste" flotte dans l'air. Jonathan se retourne et fait face à ses élèves. " Réglez vos chronos sur 1 unité de temps terrestre. Voilà, à partir de maintenant, Nimos écoute s'il te plait, je vous propose de visiter suivant vos évaluations, Alexandria. A l'issue, nous prenons la navette pour le spacioport à la plateforme d'embarquement 37, soyez à l'heure !!!". Très vite Jonathan se retrouve seul. Tous les enfants de sa classe se sont égaillés dans l'espace holographique.
    Bon il faut que je vérifie la situation sur Phobos, se dit-il à lui-même très préoccupé par les tensions locales. Sur l'écran de son navigateur, un voyant rouge clignote depuis un long moment déjà. Encore une demande très spéciale à traiter !!! En s'isolant des regards, il appuie sur un bouton intégré à son oreille est disparaît instantanément... (à suivre)
    Jean-Michel

  • Jean-michel Palacios le 04/05/2012 à 21h56

    Bonjour Céline, bienvenue et super d'emblée de vous prêtez à ce défi de "premier livre" qui certes n'est pas le premier pour vous (qui concoctez des livres pour enfants), mais je vous remercie de cette contribution. Voilà une Floriane bien occupée et très opérationnelle. Où puise-t-elle cette énergie et que lui réserve sa vie ? Attendons pour le savoir bientôt. Amicalement JM

  • Céline Lamour-Crochet le 03/05/2012 à 20h54

    Excellente idée... Bon ce n'est pas mon premier livre, car j'en ai déjà écrit quelques uns pour les enfants, mais voici le début de mon premier roman pour adulte actuellement en cours d'écriture:

    - Et zut de zut, je vais encore être en retard. Dépêche-toi Quentin !
    C’était ainsi chaque matin chez Floriane. Depuis que son mari était parti vivre avec une autre femme, elle faisait tout à la va-vite : s’occuper seule de son fils, de sa maison, du jardin… et tout cela après son boulot. Et, celui-ci était plein de responsabilités : c’était la seule mécanicienne de l’aéro-club de Saint-Brieuc. Elle devait donc entretenir les cinq avions qui formaient la flotte briochine. Arrivée la première tous les matins, elle faisait les visites quotidiennes de ses cinq machines volantes avant que les pilotes arrivent… puis, elle faisait les entretiens, les réparations et la maintenance… C’était ses cinq autres bébés, comme elle aimait à le dire. Elle les bichonnait...

    Le reste, j'espère que vous pourrez le lire plus tard, hé hé!

  • Jean-michel Palacios le 02/05/2012 à 11h50

    Merci Marianne pour ce joli témoignage et cet encouragement à l'écriture.
    Je ne sais qu'elle est votre langue maternelle mais je devine par votre nom de famille, et si je ne fais pas d'erreur, qu'il nous transporte directement vers l'Afrique en direction de la Mauritanie, du Sénégal ou du Mali. Dans cette région du Sahara, il y a vraisemblablement à apprendre beaucoup sur la vie des gens.
    Mes recherches me conduisent sur un site qui parle des Soninké : "on sait qu'au jour d'aujourd'hui, on peut voir des gens avec un patronyme TOURé se définissant comme peuls, des Camara se définissant comme Malinké, des Kébé, se définissant comme des Wolof, etc... alors que tous ces patronymes ont leur origine Soninké", témoigne l'un des intervenants.
    Alors moi, j'embarque immédiatement dans le voyage. Il y a là de quoi écrire...et peut-être le ferez-vous un jour. Chacun de nous est un univers à visiter. Il suffit juste d'ouvrir la porte. Bien amicalement Jean-Michel

  • Marianne Toure le 01/05/2012 à 23h32

    Si je devais écrire un livre se serait sur ma vie
    et le titre serait " de l’innocence à la maturité " lol
    Il m'arrive de penser à ecrire un roman chose pas facile car je ne suis pas tres à l'aise avec la langue française.
    je souhaite bonne chance à tous ceux qui veulent se lancer à l'ecriture
    Merci. Amicalemen

  • sylvie bohbot le 21/04/2012 à 11h56

    Il n'est pas possible de lire les réponses avant le 12 avril ?

  • sylvie bohbot le 21/04/2012 à 11h54

    Merci Jean-Michel de l'initiative de cette discussion.
    Je ne suis pas fan de fantasy mais pourtant, je pense lire le livre de Viviane un de ces jours, elle m'en a donné l'envie.
    Hassene, j'aime beaucoup ce que vous écrivez sur votre pays et ce qu'on en pense. Je donne des cours de français, entre autres à 3 algériennes d'une soixantaine d'années et elles m'ont donné envie d'aller trainer dans les rues de certains petits villages.
    Et pourquoi pas, suivre Jean Juin sur le chemin de l'école en faisant bien attention de mettre mes pas dans les siens afin de ne pas abimer cette jolie neige.

  • Valérie Willemot le 18/04/2012 à 19h08

    Merci Jean-Michel !
    J'ai effectivement commencé la suite. Mais chutttttttttttt !

  • Jean-michel Palacios le 18/04/2012 à 18h58

    Bonjour Valérie,
    merci de participer et de nous faire partager ton premier roman qui n'est plus un rêve mais une réalité. Souhaitons lui un beau destin et qui sait une suite. La Fantasy est un genre particulièrement productif où l'imaginaire peut s'exprimer sans limite. A bientôt de vous lire. Jean-Michel

  • Valérie Willemot le 18/04/2012 à 18h22

    Coucou !
    Moi, j'ai sauté le pas. Hier, j'ai créé mon livre sur un site imprimeur. L'idée d'écrire est venue non pas d'un rêve, mais d'un pari avec ma fille. C'est un roman Fantasy : POPULUS. chez thebookedition.
    Alors voilà la quatrième de couverture :Prudence rêve d’amour et d’aventures, mais en jeune fille discrète elle se contente de ses livres pour assouvir ses envies d’évasions. Pourtant, un jour, elle va croiser la route d’Alex. Au contact de ce jeune homme, Prudence a de drôles de sensations, des impressions confuses et hors du commun. La curiosité va alors la pousser à en apprendre d’avantage sur Alex et ses frères. Cela sera d’autant plus simple, qu’ils semblent tous prêts à partager le mystère qui les entoure. Dès lors, ce qu’elle va découvrir ira bien au-delà de ce qu’elle aurait pu imaginer, car source de toutes les attentions et de toutes les envies, elle sera malgré elle, forcée d’accomplir son destin.
    Et le prologue, si vous avez envie d'un peu plus : J’avais cru sottement, comme la plupart des enfants, que l’amour était seul responsable de mon existence. Mais il n’était question que de manipulation et de mensonge, et cela me fit souffrir avec tellement d’intensité que respirer devint pour moi un exercice douloureux
    À présent, je savais que l’étrange pouvoir dont j’étais affublé, n’était que le triste résultat d’une hérédité dont je ne voulais pas. Pourtant, il m’avait été si simple de l’accepter, lorsque j’avais cru trouver l’amour. Mais cela aussi était un mensonge. Le charme, de ce garçon si particulier avait bouleversé mon cœur, et à présent celui-ci était brisé à tout jamais.
    Ils m’avaient tous menti, voulant me manipuler, pour leur profit. Mais il était hors de question que je me laisse faire. Jamais je n’accepterai de me plier à ce destin choisi par d’autre.
    J'espère que l'histoire plaira.
    Je ne pense pas que mon livre soit présenté sur le site, car il me semble que les livres provenant de l'auto édition n'apparaissent pas.

  • Jean-michel Palacios le 15/04/2012 à 20h03

    Merci Jean pour ce joli partage.

    On aimerait accompagner "Jean" à l'école, chaussé de raquettes, car le "Blayeul" à cette saison doit être magnifique et enneigé !!!
    Carte et boussole à la main, mes recherches m'amènent vers les pré-alpes de Digne les bains et le massif des Trois-Évêchés. J'espère ne pas m'être égaré. En tous cas, l'endroit est superbe et propice à la randonnée.
    Une influence et une préférence pour la lecture de terroir !!!
    Bien amicalement
    Jean-Michel

  • Jean Juin le 15/04/2012 à 13h09

    Et pourtant...il doit bien aller à l'école!

  • Jean Juin le 15/04/2012 à 13h06

    Un ciel bleu...bleu comme faîence,et le blayeul immaculé ,auréolé par la poudreuse que la bise soulève sur son sommet.
    le soleil va apparaître...il apparaît et le blayeul immaculé et auréolé accouche d'une magnifique journée d'hiver enneigée comme il n'en existe que dans les alpes de haute-provence.
    Jean,lui,hésite à s'engager dans les cinquantes centimètres de neige qui recouvre le chemin devant lui,ausitôt refermée la porte de la maison.
    Ce n'est pas l'épaisseur qui le fait hésiter...mais le sentiment qu'il allait devoir "casser" une si belle surface blanche,ronde par endroit,là ou d'habitude il ya des angles pointus...c'est joli!et apaisant.

  • Jean-michel Palacios le 13/04/2012 à 21h08

    Merci Viviane,
    "autobiographique !!!!".
    Il paraît que l'on grandit de ses blessures et que cela peut devenir une force.
    On dit aussi que l'on est riche de sa différence.
    Il faudra écrire ce livre.
    Encore merci.
    Amicalement
    Jean-Michel

  • Viviane colleville le 13/04/2012 à 01h46

    V.... est une petite fille de 4 ans, née juste après la deuxième guerre mondiale, elle est élevée par sa grand-mère maternelle, sa mère à sa naissance n'avait que 17 ans........ "elle a fautait " ..... avec un G.I. originaire des Philippines.
    Elle apprendra ce secret de famille à l'âge de 45 ans.............. il lui faudra faudra faire avec .............

  • Jean-michel Palacios le 12/04/2012 à 19h58

    Bonsoir à toutes et tous,

    J'avais espéré un peu plus d'engouement pour cette idée de premier livre, me disant "à moi-même" qu'elle pouvait être partagée ouvertement ou secrètement par plusieurs.

    Hassenne D nous parle de sa Kabylie, Sylvie C est plus mystérieuse voire dramatique, Sylvie B un peu idéaliste comme moi-même également.

    Serez-vous assez courageux à dévoiler l'idée de votre premier livre.

    Allez lancez-vous !!!

    Toutes vos lectures, le tumulte et le bouillonnement de vos quartiers, de vos villages, la vie des associations, le travail et les transports, les provinces, les iles et les pays.

    Une foultitude de possibles pour autant de thèmes d'écriture.

    Encore merci par avance de vos témoignages.

    Amicalement
    Jean-Michel

  • Jean-michel Palacios le 10/04/2012 à 09h03

    Bonjour Hassene, je me permets de réagir à votre contribution...

    Merci de ce témoignage particulièrement touchant.

    Je crois que nous rêvons tous d'un monde meilleur, sans violence, dans le respect de l'autre et de ses différences. Apparemment, ce n'est pas pour tout de suite.

    Mais le fait de le dire, de l'écrire, de l'échanger avec d'autres, de le partager dans l'écriture peut permettre une prise de conscience.

    L'Algérie est telle que nous la percevons par les médias, par les crises qu'elle traverse, par son histoire avec l'anniversaire des accords d'Evian...

    Mais quelle est-elle vraiment aux dires des gens qui l'habitent, qui la vivent au quotidien. C'est aussi mon pays, car j'y suis né mais je ne l'ai pas connu et je n'en garde aucun souvenir.

    Alors écrire sur cette "belle terre" d'Afrique du nord serait un beau présent à faire pour nous conter des tranches de vie.

    Bien amicalement
    Jean-Michel

  • Hassene Charchar le 09/04/2012 à 13h23

    Il m'arrive parfois l'envie d'écrire quand je me retrouve seul dans mon village retiré au fin fond de la Kabylie. Les thèmes et les sujets sont tellement nombreux qu'il est difficile de se fixer. Les pays nouvellement indépendants confrontés à divers problèmes : éducation, santé, justice, logement, chômage, ,... dont fait partie l'Algérie est une source d'inspiration. Il faut avoir à l'esprit que le mode de gouvernance dans ces contrées laisse à désirer.Les inégalités sociales, le déni de justice, poussent des pans entier de la population notamment les jeunes à se verser dans la violence. Il est aussi vrai que cette dernière n'est pas seulement l’apanage de ces républiques "démocratiques" ,mais les assassinats en série du mois dernier en France, fusillades à répétition dans les universités américaines, le massacre de plus de 70 personnes en Finlande l'été dernier donnent un aperçu du phénomène. Bref, mon souhait, c'est d'écrire un livre sur un monde sans violence, avec un respect mutuel sans distinction de race ou de religion.

  • Jean-michel Palacios le 06/04/2012 à 14h25

    J'espère que le livre sort bientôt. JM

  • Jean-michel Palacios le 06/04/2012 à 08h36

    Yes, merci pour cette jolie réaction.

    Je partage également vos deux envies et surtout la première car je crois qu'il y aurait beaucoup à écrire sur ce sujet en imaginant un monde idéal fait de tolérance et d'écoute respective.
    La liberté est un droit mais ce devrait être aussi un devoir envers les autres.

    Encore merci de cette confidence ouverte. Je vous souhaite une belle journée et surtout un beau we de détente.
    JM

  • sylvie bohbot le 06/04/2012 à 08h21

    En tous les cas, c'est vrai que souvent je me surprends à commencer un livre quand je suis seule et j'ai deux sujets qui me viennent en tête,

    le premier n'est pas du tout romantique, en général c'est quand je suis au volant de ma voiture que ça m'arrive. Je commence les 1ères pages d'un bouquin de tout ce qui peut déranger les autres dans la vie. Pouvoir écrire un livre qui explique que la mauvaise éducation de certains peut en déranger d'autres.

    Mon 2ème sujet serait plus idéaliste. Je rêve d'un monde où les gens s'aideraient naturellement sans rien attendre, où les générations se mélangeraient et où on ne critiquerait pas forcément ceux qui sont différents de nous. J'ai un peu trouvé ce style en lisant : Barbara Constantine et Lorraine Fouchet. J'ai plus qu'à ......