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Yves Jacob

Yves Jacob
Breton né à Dinan, Yves Jacob a été deux fois lauréat de l'Académie française. Chroniqueur littéraire, il a notamment reçu le prix Guillaume-le-Conquérant, le prix du Roman de la Ville de Rennes et le prix du Roman populaire 2004. Il est l'auteur de Marie sans terre, grand succès de Terres de Fra... Voir plus
Breton né à Dinan, Yves Jacob a été deux fois lauréat de l'Académie française. Chroniqueur littéraire, il a notamment reçu le prix Guillaume-le-Conquérant, le prix du Roman de la Ville de Rennes et le prix du Roman populaire 2004. Il est l'auteur de Marie sans terre, grand succès de Terres de France.

Avis sur cet auteur (3)

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    Couverture du livre « Les anges maudits de Tourlaville » de Yves Jacob aux éditions Presses De La Cite

    Florel sur Les anges maudits de Tourlaville de Yves Jacob

    C’est un roman d’une grande érudition que nous propose Yves Jacob avec cet opus. Nous entraînant sous le règne d’Henri IV avec ses mœurs et ses paysages, c’est avec un bonheur non feint que j’ai découvert l’histoire d’un amour trop grand, l’histoire d’amour entre un frère et une sœur, Marguerite...
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    C’est un roman d’une grande érudition que nous propose Yves Jacob avec cet opus. Nous entraînant sous le règne d’Henri IV avec ses mœurs et ses paysages, c’est avec un bonheur non feint que j’ai découvert l’histoire d’un amour trop grand, l’histoire d’amour entre un frère et une sœur, Marguerite et Julien de Ravalet.

    Histoire réelle hors du commun, agréable pour son côté historique - j’ignorais complètement cette histoire -, mais aussi pour son écriture un peu vieillotte, sa sensibilité et sa pudeur, - l’auteur ne bascule effectivement pas dans une histoire graveleuse et sordide -, j’ai eu un véritable coup de cœur pour ce livre qui m’a littéralement transportée en d’autres temps et en d’autres sentiments.
    En effet, moi qui pensais être choquée par cette histoire d’inceste, j’ai été étonnée de voir que finalement je ne l’ai pas été.
    Alors, cela vient peut-être du fait que l’auteur arrive à nous faire oublier que se sont un frère et une sœur, peut-être que ça vient du fait que cet amour était tout ce qui avait de plus naturel, ou peut-être que ça vient du fait que ce n’est réellement pas si choquant, mais quoi qu’il en soit à aucun moment dans ce livre je n’ai ressentie de dégoût, si ce n’est que sur la fin devant l’intransigeance des juges et devant la peine démesurée.

    Outre le fond, et comme je l’ai déjà un peu dit, j’ai aussi énormément apprécié le décor de ce livre qui m’a transportée en "d’autres temps", vu que l’auteur a vraiment su faire ressortir par le langage, les gestes courants, les discussions, les chevauchées, etc., la vie et la mentalité de l’époque - même si je ne cache pas que parfois cette dernière avait de quoi énerver dans nos pays avancés.
    En plus, sur ce point-là, ce qui a été agréable c’est qu’Yves Jacob n’a pas fait d’interminable longueur pour planter son décor, alors que souvent les auteurs peuvent être tentés d'en faire dans les romans historiques, lui il a mélangé tout cela à l’intrigue, ce qui fait que le récit ne souffre pas de pesanteur et ni de longueur. Tout défilait naturellement, pour le plus grand bonheur de la lectrice que je suis.

    Bref, c’était une lecture envoûtante et enrichissante et je ne peux que la conseiller. En passant j’ai vu un peu par hasard qu’il y a eu un film présenté sur cette histoire au dernier festival de Canne. Alors mise à part le fait que je déteste le cinéma, je vous conseille ce livre avant tout car lui au moins il se passe à la bonne époque et contrairement au film il a de bons avis. (C’était gratuit.)

    http://voyagelivresque.canalblog.com/archives/2015/06/17/32213233.html

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    Couverture du livre « Meurtre au château » de Yves Jacob aux éditions Vdb

    Yv Pol sur Meurtre au château de Yves Jacob

    Yves Jacob part d'un fait réel. Un meurtre au château de Fresné-la-Mère, en 1912. Il reproduit même certaines lettres, certains passages avérés. Il n'invente rien sur les faits minutieusement décrits. Là où son rôle de romancier intervient, c'est dans les personnages. Il se glisse tour à tour...
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    Yves Jacob part d'un fait réel. Un meurtre au château de Fresné-la-Mère, en 1912. Il reproduit même certaines lettres, certains passages avérés. Il n'invente rien sur les faits minutieusement décrits. Là où son rôle de romancier intervient, c'est dans les personnages. Il se glisse tour à tour dans la peau des uns et des autres pour tenter de recréer l'atmosphère du moment, pour cerner les tentations et les raisonnements qui vont pousser au meurtre.
    A la manière d'un numéro de l'émission de télévision Faites entrer l'accusé, il raconte les circonstances, l'environnement, tous ces petits événements qui, mis bout à bout mènent certains à l'assassinat. Mais, Yves Jacob évite le côté pesant de l'émission. Au contraire, il pose son oeil et sa plume alertes (un oeil alerte ???) et ironiques pour décrire des scènes pathétiques. Il vole dans la première partie du roman une certaine légèreté en opposition au thème du bouquin, qui s'échappe totalement dès qu'on entre un peu plus dans le château. On l'attend le meurtre annoncé dans le titre. On l'attend car il tarde à venir. Mais sans impatience, car en son absence, on a notre lot d'aventures, de coucheries, d'aléas de la vie d'une famille de châtelains désargentée avec madame la baronne en pochtronne en chef ! On en est presque à redouter qu'il survienne ce meurtre et à émettre des hypothèses sur le nom de la future victime : le baron ? la baronne ? Rouillère, le journalier ? la petite bonne délurée ? Robert, le fils aîné ? Et quid de l'agresseur ? J'aurais pu m'éviter toutes ces interrogations en lisant la quatrième de couverture, qui bien que peu explicite donne un indice certain sur le nom de la victime, mais c'est une chose que je ne fais que rarement, ce qui, comme vous pouvez le constater, me procure du suspense supplémentaire. Et puis, le meurtre survient. Après une préparation active pour que le tueur soit efficace. Puis l'enquête et le procès.
    Un petit bémol quand même au milieu de ces compliments ? Celui-ci peut-être : plus j'avançais dans ma lecture, plus je pensais que l'auteur exagérait un peu et qu'il caricaturait ses personnages : la baronne en alcoolique finie, aux moeurs débridées (et c'est un euphémisme), Robert le fils aîné, haineux en proie à des pulsions sexuelles, Marie-Louise, la jeune bonne délurée, le baron un homme apprécié par les gens (hormis sa famille) pour sa bonté, sa bonhommie et sans doute par pitié aussi. Mais que nenni ! Car, dès que j'ai refermé le livre, je me suis précipité (enfin, point trop rapidement quand même, pas échauffé, je pourrais me faire du mal) sur Internet pour y fair des recherches sur ce meurtre, et là, quelle ne fut pas ma surprise de lire que les personnages auxquels Yves Jacob redonne vie étaient tels qu'ils les décrit. Certes, il prévient bien le lecteur dans un préambule : "Je n'invente rien. Chaque scène que je décris, avec la liberté créatrice de l'écrivain, a été au départ transcrite avec une froide et implacable précision dans les interrogatoires et confrontations établis par les magistrats penchés sur cette affaire. Une fois encore, la réalité dépasse la fiction." (p.11), mais le voir écrit dans des documents d'époque (un article du Petit Parisien, notamment) l'innocente totalement du délit d'exagération.
    Je n'ai donc plus rien à reprocher à Yves Jacob ; il vous reste donc à lire cet excellent roman qui montre qu'il n'est parfois point besoin d'aller chercher bien loin les idées pour construire une histoire policière sordide mais passionnante. Une telle histoire inventée par l'auteur et on crierait à l'incroyable, au manque de véracité.

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    Couverture du livre « Marie sans terre » de Yves Jacob aux éditions Presses De La Cite

    Claire Saillard sur Marie sans terre de Yves Jacob

    un destin tragique

    un destin tragique