Tendance : cinq romans brésiliens contemporains pour sortir des clichés

lundi 16 mars 2015

Tendance : cinq romans brésiliens contemporains pour sortir des clichés

 

Lecteurs.com, à nouveau partenaire du Salon du Livre de Paris, sera présent du 20 au 23 mars 2015, porte de Versailles à Paris.
Retrouvez-nous au Café littéraire lecteurs.com (stand S64) et venez assister à nos rencontres ! 

De la fin des illusions à Copacabana jusqu’aux bas-fonds de Belém, cinq romans pour être prêt pour le Salon du livre.

 



 

Amère Copacabana
Impossible de ne pas relever l’ironie : avec Fin, Fernanda Torres fait ses débuts, très enthousiasmants, dans la littérature. L’actrice brésilienne, primée au Festival de Cannes pour son rôle dans Parle moi d’amour (en 1986), se plonge tout entière dans le Rio des années 60 à travers les portraits croisés de cinq personnages naviguant entre les rouleaux salés de la plage de Copacabana et les soirées mondaines carioca – sans lésiner sur les doses d’amour, d’alcool et de cocaïne. Mais cette révolution sexuelle accélérée fera naître tout autant de frustations et d’amertume...
Fin de Fernanda Torres, éd. Gallimard, 2015. 

Une quête mystique
À Garopaba, station balnéaire du Sud du Brésil, le personnage principal de La Barbe ensanglantée, dont on ignore le nom, se coupe peu à peu du monde et de sa famille. Son obsession ? En savoir plus sur le supposé assassinat de son grand-père, quarante ans plus tôt. Bien plus qu’une « enquête » traditionnelle, c’est à une quête identitaire, doublée d’une dimension spirituelle, que nous invite le quatrième roman de Daniel Galera.
La Barbe ensanglantée de Daniel Galera, éd. Gallimard, 2015.

Un polar sur l’estuaire
Dans la capitale de l’État de Para, au Nord du Brésil, sur les rives de l’estuaire amazonien, Gilberto « Gil » Castro instruit une affaire sordide : le décès par overdose d’un coiffeur en vue, visiblement impliqué dans une sombre affaire de pédophilie. Le jeune inspecteur, pas spécialement exempt de tout reproche pour sa tendance à taquiner le goulot, découvre peu à peu les ramifications de cette mort loin d’être accidentelle dans les méandres de la bonne société locale... Un excellent polar sur la ségrégation urbaine au Brésil.
Belém d’Edyr Augusto, éd. Asphalte, 2013. 

Une construction identitaire
Comment raconter l’identité et le passage du temps ? Dans L’autre, célèbre nouvelle de Borges, l’auteur argentin s’imagine rencontrer un homme qui s’avère être lui-même, quoique beaucoup plus jeune. Avec À sept et à quarante ans, le grand espoir de la fiction brésilienne Joao Carrascoza choisit de raconter, en parallèle, l’histoire d’un même personnage à deux âges de la vie. Dans ce roman ébouriffant, truffé de trouvailles stylistiques et graphiques, l’enfance et l’âge adulte se complètent admirablement.
À sept et à quarante ans de Joao Carrascoza, éd. Anacaona, 2015.

Conte carioca
Considéré au Brésil comme un héritier potentiel de Cortázar ou de Borges, Alberto Mussa aime revenir à l’essence mythologique du monde. Dans son chef-d’œuvre Le Mouvement pendulaire, il revisitait ainsi la grande histoire par celles des triangles amoureux. Pour son tout dernier L’Homme du côté gauche, il cherche désormais à faire correspondre Rio de Janeiro à ce principe : « Ce qui définit une ville, c’est l’histoire de ses crimes »... Dans ce drôle de conte carioca construit autour d’un bordel mythique fréquenté par une série de personnages terriblement ambigus, il sublime la brutalité et la sensualité au pied du Corcovado...
L’Homme du côté gauche d’Alberto Mussa, éd. Phébus, 2015. 

par Timothée Barrière

 

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