Temps glaciaires de Fred Vargas : fi des conventions !

mardi 14 avril 2015

Temps glaciaires de Fred Vargas : fi des conventions !

 

Intrigue décalée et éclatée entre l’Islande, Paris et la Révolution Francaise : quatre ans après « L’Armée furieuse », les retrouvailles avec le commissaire Adamsberg, le personnage fétiche de Fred Vargas, apportent leur lot de réjouissances policières, géographiques et historiques.

 

 

 

 

 


 
Si elle a changé d’éditeur, Fred Vargas reste un ovni du roman noir
Quatre ans sans nouvelles et un changement d’éditeur, de l’historique Viviane Hamy à la grande machine Flammarion : le nouveau roman de Fred Vargas, « Temps glaciaires », a suscité autant d’attentes que d’interrogations. L’auteure de « Pars vite et reviens tard » allait-elle faire évoluer son style, voire même se « normaliser » ? Rien de tout cela. Pour la dixième enquête de son commissaire fétiche, Adamsberg, les habitués retrouveront immédiatement sa touche caractéristique dans le roman noir : une histoire impossible, une plume légère et des personnages toujours impeccablement croqués. 

Dans « Temps glaciaires », Adamsberg livre toujours ses truculentes saillies : « Je dois aller chercher des pensées que j’ai pensées et que j’ai oublié de penser » ! Mais ce rêveur intuitif si attachant continue à vivre dans la confrontation avec le savoir professoral de son adjoint, l’admirable Danglard. La doublette et son escouade tout aussi haute en couleur se retrouveront vite mis à rude épreuve face à la double enquête proposée dans « Temps Glaciaires ».

Une double investigation en forme de millefeuille historique.
Si tout part d’un suicide d’apparence banale, Adamsberg et Danglard vont ainsi devoir suivre plusieurs pistes simultanées : de lourds soupçons et de cannibalisme à Grimsley, une petite île du nord de l’Islande ; des liens étranges avec « l’Association d’études des écrits de Maximilien Robespierre », dont les membres rejouent régulièrement les séances de l’Assemblée nationale sous la Constituante ou la Convention (sans oublier quelques vieilles rancœurs familiales) ; enfin, un lieu dit mystérieux des Yvelines qui semble être le chaînon manquant entre toutes les indices.

Quelle vraisemblance dans cette « pelote d’algues » à dénouer lentement? Aucune, bien sûr, et ce n’est pas le sujet : constamment, Fred Vargas nous invite à croire à une sorte de réalisme magique (même si le « procès » fait à Robespierre est admirablement documenté par cette historienne de formation), où seuls comptent le cheminement intellectuel de l’intrigue et du commissaire Adamsberg... Une route sur laquelle il ne faut pas hésiter à se perdre !

Damien Cenis

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