Quoi de neuf en 2011 ?

vendredi 17 décembre 2010

Quoi de neuf en 2011 ?

Avec 510 romans publiés, le mois de janvier fait figure de deuxième rentrée littéraire. Décryptage des tendances de 2011.


Tout le monde en parle en septembre. La rentrée littéraire remplit les pages des journaux, et même les journaux télévisés se mettent à parler de livres. Mais ce n’est pas le seul moment fort de l’année dans l’édition.

Avant l’été, période où l’on a le temps de lire, ce sont plutôt les polars, les sagas et le fonds classique qui sont mis en avant chez les libraires.

 



 

L’automne, lui, est axé sur la course aux prix littéraires, d’où la sortie massive de romans français en septembre, suivie par les grosses parutions étrangères en octobre. En novembre et décembre, honneur aux beaux livres, cadeaux idéaux pour les fêtes. Plus discrète, la rentrée littéraire de janvier n’en est pas moins cruciale pour autant.

« C’est une période intéressante, parce qu’on est loin de l’agitation de l’automne. Elle est de plus en plus importante en terme de volume, on n’est plus très loin des chiffres de septembre », estime Nathalie Lacroix, de la librairie Le comptoir des mots, à Paris. 

En effet, ce sont quelque 510 romans (329 français et 181 étrangers) qui paraissent cette année en janvier. Soit légèrement plus qu’en 2010, à la même période. 
Au programme, une bonne poignée de mastodontes. L’insubmersible Philippe Sollers revient à sa chère Venise dans Trésor d’amour (Gallimard). Christine Angot, papesse de l’autofiction, publie Les petits (Flammarion), dans lequel un couple se déchire au milieu de ses enfants. C’est aussi le retour de Philippe Delerm, peintre des plaisirs  minuscules du quotidien, avec Le trottoir au soleil (Gallimard), une méditation sur la soixantaine. Chez les plus jeunes, on se penchera sur le cas de François Bégaudeau, auteur d’Entre les murs, dont l’adaptation sur grand écran a reçu la Palme d’or au Festival de Cannes. Dans son nouveau roman, La blessure la vraie (Verticales), il est question d’une blessure. Une vraie. 
Parmi les autres grands noms de la littérature francophone, on trouvera aussi les nouveaux ouvrages de l’académicien Jean-Marie Rouart, Alexandre Jardin, Patrick Rambaud, Dani Laferrière, Gérard Mordillat, Jean Rouaud et François Cavanna.
Du côté des étrangers, quelques grosses pointures également. Le phénomène du polar américain, James Ellroy, publie La malédiction d’Hilliker (Rivages), livre intimiste et « manifeste romantique » où l’auteur questionne son obsession des femmes. Un énorme succès outre-Atlantique. Le jeune génie du roman new-yorkais, Jonathan Safran Foer, revient avec un essai intitulé Faut-il manger des animaux ? (L’Olivier). 
Le nouveau Jonathan Coe, La vie très privée de Mr Sim (Gallimard), s’avère intrigant : il raconte l’odyssée d’un quadragénaire, représentant en brosses à dents. Les nombreux amateurs de littérature scandinave se jetteront sur le Camilla Läckberg, reine du polar suédois, qui sort L’enfant allemand (Actes Sud), une enquête avec des nazis. Sans oublier les nouveaux John Irving, Antonio Lobo Lunes, un récit posthume de José Saramago et un inédit de William Burroughs.
Fait notable : seulement 49 premiers romans paraitront en janvier, soit un peu moins que l’an dernier. Si la rentrée est donc centrée sur les valeurs sûres, le futur Houellebecq se trouve peut-être parmi ceux-là.
 

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