Portrait d'Oliverio Coelho, l’Argentine à conte d’auteur

jeudi 20 février 2014

Portrait d'Oliverio Coelho, l’Argentine à conte d’auteur

Lecteurs.com, partenaire du Salon du livre de Paris du 21 au 24 mars 2014. Retrouvez toute la programmation du Salon ici.

Parmi la délégation d’une trentaine d’auteurs argentins invités à l’occasion du Salon du livre, certains noms ont logiquement une résonance plus familière que les autres. Tels Quino, inépuisable dessinateur des interrogations caustiques de Mafalda (dont Glénat vient de publier deux anthologies exhaustives), ou encore Alberto Manguel, directeur artistique du nouveau festival Atlantide, l’an dernier.

 

 

 

 

Et si, en Argentine, des voix se sont élevées contre une liste faisant la part belle aux valeurs déjà bien établies de la littérature locale – au point de soupçonner le gouvernement d’avoir écarté des auteurs défavorables à la présidente Kirchner, il reste de belles découvertes à faire. L’un des auteurs de la délégation à ne pas dépasser les 40 ans, Oliverio Coelho (rien à voir avec son homonyme brésilien) pourrait ainsi profiter de l’occasion pour faire partager sa prose si particulière. 

Critique pour « El País », « La Nación » ou même « Los Inrockuptibles », le cousin argentin de l’hebdo français, l’écrivain porteño est considéré comme l’un des grands espoirs de la littérature hispanophone – déjà remarqué en 2010 par la revue littéraire britannique de référence, « Granta ». Lecteur assidu de Jorge Luis Borges, forcément, de William Faulkner ou de Louis-Ferdinand Céline, il privilégie au fil de ses romans (déjà une dizaine, dont à peine la moitié a été traduit en France) le travail sur la langue et l’écriture elles-même à la construction narrative.

Ainsi, dans « Bornéo », l’un de ses derniers ouvrages disponibles en français, il imagine un futur furieusement dystopique où l’Humanité est tout autant menacée par des mutations la ramenant au stade animal que par les intrusions insupportables du gouvernement pour y remédier. Le point d’orgue d’une trilogie post-apocalyptique fantasmée qui ne constitue qu’une entrée dans son œuvre, également constituée de contes absurdes, sorte de relecture iconoclaste du réalisme magique de Julio Cortázar. Le centenaire de la naissance de l’auteur de « Marelle » sera justement célébré au Salon du livre à travers notamment des tables rondes où Oliverio Coelho n’hésitera pas à prendre la parole.

Timothée Barrière

Bornéo, Oliverio Coelho, éd. Les Fondeurs de Briques

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