N'ouvre pas les yeux de John Verdon

lundi 30 juillet 2012

N'ouvre pas les yeux de John Verdon

Après 658, premier roman de John Verdon qui vient de sortir en format poche (pour en savoir plus cliquez ici), voici la nouvelle enquête de Dave Gurney, inspecteur à la retraite du NYPD, qui essaie de s'habituer à une vie paisible à la campagne, auprès de sa femme Madeleine, dans le décor superbe des collines des Catskill.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sa tranquillité prend fin lorsqu'un de ses anciens collègues, Jack Hardwick, lui téléphone pour lui demander son aide sur une enquête qui piétine : une jeune mariée a été décapitée le jour de ses noces par son jardinier mexicain, lequel a disparu dans la nature. Un chien lancé sur la piste a permis à la police de découvrir dans les bois, à cent cinquante mètres du lieu du crime, une machette à demi enterrée, couverte du sang de la victime. L'animal s'est ensuite contenté de tourner bizarrement en rond, comme si les traces du meurtrier s'arrêtaient soudainement là. Le crime a eu lieu dans le petit pavillon du jardinier, constitué de trois pièces : cuisine, chambre à l'arrière, et pièce de devant où le corps a été trouvé, assis sur une chaise. La tête, elle, reposait sur la table, face au corps. La fenêtre de la chambre était grande ouverte, aussi suppose-t-on que l'homme s'est enfui par là puisque la porte d'entrée, seule autre issue, était fermée à clé. L'habitation se révèle curieusement vide.
 
Pas de mobilier, excepté la table et la chaise, pas même de lit, aucun vêtement dans l'armoire, juste la paire de bottes donnée à flairer au chien - la police scientifique ne parvient à relever aucune trace, c'est comme si le jardinier, Hector Flores, n'avait jamais vraiment vécu là... La fête ayant été filmée par plusieurs caméras, il existe une vidéo que la mère de la mariée, Val Perry, invite Gurney à visionner. Les images montrent sa fille, Jillian, frappant à la porte du pavillon, y entrant, pour ne plus en ressortir. Plus tard, on voit son mari, le célèbre psychiatre Scott Ashton, à sa recherche, se heurter en vain à la porte fermée, revenir avec un double des clés, entrer dans le pavillon et en ressortir quelques instants plus tard, épouvanté...
 
Notre flic à la retraite ne sait soudain plus où donner de la tête : Hardwick lui donne à étudier le dossier de l'affaire, où l'on apprend, entre autres, qu'Hector Flores, avait une liaison avec sa voisine, une femme mariée, qui a disparu en même temps que lui. Dans sa déclaration, le docteur Ashton raconte avoir embauché cet ouvrier mexicain sans papiers et s'être pris d'affection pour lui, étonné par son incroyable faculté d'adaptation, notamment ses progrès fulgurants pour apprendre l'anglais, si bien qu'au bout de quelques années, le jardinier a presque fini par être considéré par son protecteur comme un membre de la famille... Autre détail étrange consigné dans le dossier : une heure avant le meurtre, la mariée a reçu sur son portable un SMS signé d'un mystérieux Edward Vallory, envoyé depuis le portable de Flores... 
 
Parvenir à relier tous ces points entre eux – sans parler de la suite (car de nombreuses surprises sont encore à venir, le livre fait plus de 500 pages) - ne sera pas de tout repos pour notre héros, ce qui laisse au lecteur le plaisir de savourer une intrigue aux fils insolites, dont le déroulement permettra à tout un chacun de vérifier que le vieux dicton « ne jamais se fier aux apparences » est décidément indémodable, et toujours d'actualité dans un roman policier digne de ce nom !
 
Librairie Mollat, Karine  Gilabert, Polar, SF
 
N'ouvre pas les yeux, John Verdon, Grasset, (2012)
 

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