Les internautes membres du jury du Prix Orange du Livre 2014 se dévoilent...

jeudi 27 février 2014

Les internautes membres du jury du Prix Orange du Livre 2014 se dévoilent...

L'une des particularités du Prix Orange du Livre, depuis son lancement en 2009, repose sur la composition de son jury, constitué pour moitié de professionnels du milieu littéraire (auteurs et libraires) et pour l'autre moitié d'internautes passionnés de lecture.

Pour cette 6e édition, sept internautes, parmi les nombreuses candidatures reçues, ont eu le privilège d'être sélectionnés pour intégrer le jury. Et le choix n'a pas été évident !

Aux côtés du président Erik Orsenna, des auteurs Emilie Frèche (lauréate du Prix Orange du Livre 2013 pour son roman Deux Etrangers), Karine Tuil, Véronique Olmi, Thomas B. Reverdy et des libraires Pascal Thuot (librairie Millepages à Vincennes) et Joël Hafkin (librairie La Boîte à Livres à Tours), ces mordus de lecture vont, avec passion, débattre et partager leurs coups de coeur de la rentrée littéraire de janvier.

Mais qui sont ces heureux lecteurs ? Une présentation s'impose !

 

Houssain El Guertit est cadre supérieur et vit à Paris (75).

Qui suis-je ?

J’ai contracté le virus de la lecture dès mon enfance à Tanger où j’ai fréquenté assidûment la bibliothèque du centre culturel français. Depuis, je n’ai cessé de lire autant que possible dans la mesure du temps laissé disponible par les nombreuses occupations de la vie moderne et citadine !

Si j’étais un livre…

Le Tunnel, d’Ernesto Sabato

Si j’étais un auteur…

Yasmina Khadra

Si j’étais un personnage…

Jean-Baptiste Poncet (L’Abyssin de Jean-Christophe Rufin)

 

Laure Gravier vit à Londres où elle est consultante.

Qui suis-je ?

Grande lectrice depuis toujours, avec un carnet toujours trop plein de livres à lire, toujours, toujours. Je désespère d’avoir un jour fait le tour de tout ce que j’ai envie de lire, nouveautés ou classiques, mais m’estime aussi chanceuse que Montesquieu puisque « je n’ai jamais eu de chagrin qu’une heure de lecture n’ait dissipé ».

Si j’étais un livre…

Le jour où Nina Simone a cessé de chanter de Darina Al Joundi. Un livre qu’on reçoit comme une claque. Une histoire de phénix au Liban, dans Beyrouth à feu et à sang, dans les cendres famille. Un livre triomphal sur la liberté, coûte que coûte.

Si j’étais un auteur…

Ian Mac Ewan pour pouvoir transformer chaque univers, chaque époque, chaque situation que je touche en or romanesque. J’adore cet auteur, son efficacité redoutable pour faire progresser l’action rapidement avant que la virevolte finale ne vienne clore magistralement l’histoire.

Si j’étais un personnage…

George Sand dans Histoire de ma vie, pour traverser la vie aussi voracement et vivre mille et une vies littéraires, professionnelles et personnelles, jamais à cout de projets, de voyages et de rencontres.

 

Sylvie Sagnes, mère au foyer, vit à Meaux (77).

Qui suis-je ?

Je suis née en 1967 et quelques semaines plus tard, déjà, je dévorais les livres (j’ai des preuves). Une fois en mesure de les lire, le sort en était jeté : je n’ai plus jamais arrêté. Ce que je ressens à travers un texte qui me saisit ne s’efface  jamais, et je dois aux livres mes plus belles émotions, que je transpose comme je respire à tout ce qui peut m’arriver  par ailleurs dans la vie ; comme si la vie n’était que le brouillon, et que seul le livre rendait tout véritable. Et j’ai une grande sympathie pour les lecteurs, grands ou petits, de tous bords !

Si j’étais un livre…

2666 de Roberto Bolano. Objectivement, rationnellement, le plus sincèrement du monde et avec beaucoup de mesure, ce pavé est une merveille. C’est-à-dire que ça va bien au-delà du coup de cœur, c’est l’énonciation d’une évidence, un roman-somme, un livre qui contient le monde et en explore les limites.

Si j’étais un auteur…

Je serais Véronique Ovaldé. Ou Muriel Barbery. Ou Valentine Goby, ou Alice Ferney, ou Rosa Montero, ou Maria Semple, ou Loïs McMaster Bujold, ou Rosie Dastgir ou Jane Austen, tiens, carrément.

Si j’étais un personnage…

Je serais Miss Havisham (Les Grandes Espérances), ou Esther (La Maison d’Âpre-Vent) ou Aimée (La Petite Dorrit) mais je serais de toute façon un personnage féminin de Charles Dickens, et je ruerais un petit peu hors des cadres par lui fixés.

 

Séverin Cassan, directeur de la communication digitale, vit à Paris (75).

Qui suis-je ?

Je ne parviens pas à arrêter un livre avant la fin ! Alors, pendant que je lis certains livres un peu ennuyeux, la pile jouxtant mon lit continue son ascension… Mais, parfois : une pépite ! Et voilà, je vais ainsi, modeste lecteur-orpailleur.

Si j’étais un livre…

Si par une nuit d’hiver un voyageur, roman sur le lecteur de roman, mise en abîme fantaisiste, drôle, réjouissante, fable espiègle entre réalisme et absurde, livrant des pages que chaque lecteur peut recevoir comme une déclaration d’amour.

Si j’étais un auteur…

Oserais-je écrire « Philip Roth » ? J’en ai la taille : bon départ mais c’est un peu court… Voyageur immobile du nord-est américain à l’humour caustique, écartelé entre la culture ancienne et les tentations de la nouvelle, auteur absolu mêlant sa vie à l’écrit… La taille ne suffira pas !

Si j’étais un personnage…

Un personnage d’Erri de Luca et son regard d’enfant.

 

Chantal Lafon, comptable, vit à Soussans (33).

Qui suis-je ?

Timide, discrète mais engagée dans la vie communautaire pour faire partager ma passion des livres. La lecture est de tous mes programmes, et fera, après les élections municipales, l’objet d’actions intergénérationnelles dans ma commune campagnarde où il fait bon vivre. 

Si j’étais un livre…

J’aurais la prétention de traverser les siècles et d’être lu par plusieurs générations, mais je ne serais pas prétentieux. Juste les pages usées à force d’être lu car j’aurais fait connaître, voyager et rêver.

Si j’étais un auteur…

Bien ancré dans la vie, je serais discret et besogneux. Je jouerais avec les mots pour que chacun résonne au cœur et à l’esprit de mes lecteurs.

Si j’étais un personnage…

Je serais un double de mon auteur toujours revisité et mis en danger, j’aurais mille vies inventées par mon créateur, mais aussi celles créées dans l’esprit de mes lecteurs. Je serais un éternel voyageur des émotions.

 

Maximilien Vergnaud vit à Vernoux-en-Gâtine (79) où il fait son service civique.

Qui suis-je ?

Je suis un jeune homme passionné par la culture au sens large : cinéma, théâtre et bien sûr, la lecture qui a toujours occupé une place importante dans ma vie. Je viens tout juste de terminer mes études et je suis actuellement en service civique à la Maison de l’Europe de Niort et des Deux-Sèvres.

Si j’étais un livre…

Je serais un manuel de littérature. Ce sont l’école et mes différents professeurs de français qui m’ont initié à la lecture, à aiguiser ma curiosité, à comprendre les messages des auteurs, à apprécier un style, à écouter un rythme et à être sensible aux mots.

Si j’étais un auteur…

Je serais Raymond Queneau. J’aime les bons mots, j’aime quand ils claquent, j’aime quand c’est absurde et j’aime le manque de sens apparent. J’aimerais avoir de son génie et de son sens de la formule.

Si j’étais un personnage…

Je serais peut-être Rouletabille. J’aime apprendre, comprendre, je suis un curieux, je m’intéresse à tout et souvent aux petits riens… Je vais au bout des choses et je ne lâche jamais rien.

 

Vanille LN Leclerc, étudiante et musicienne, vit à Paris (75).

Qui suis-je ?

Lectrice compulsive, musicienne passionnée, blogueuse dilettante, plume néophyte et grande amoureuse, la littérature est pour moi une source inépuisable de découvertes, de partages et d’échanges, l’espace de toutes les évasions et de tous les possibles, « la preuve que la vie ne suffit pas… »

Si j’étais un livre…

Je serais Les Essais de Montaigne : « Vivre par soi-même, être libre et le devenir toujours plus ».

Si j’étais un auteur…

En toute immodestie, je serais Nathalie Sarraute dont j’admire le style ainsi que l’observation subtile des situations et des implications profondes du langage.

Si j’étais un personnage…

Chimène, dans Le Cid, la plus belle amoureuse du théâtre (« C’est peu de dire aimer, Elvire, je l’adore / Ma passion s’oppose à mon ressentiment »)

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