Le magnétisme des solstices

mercredi 20 novembre 2013

Michel Onfray, l'insaisissable

Le magnétisme des solstices

Alors qu'il publie le cinquième volume de son Journal hédoniste , Michel Onfray s'affirme comme l'un des philosophes français majeurs de notre époque.

 

 

 

 

 

 

 

« J'écris, je travaille, je pense tout le temps », déclarait Michel Onfray au Nouvel Observateur, il y a tout juste un an. Une sorte de citation-programme qu'il semble préciser cette année en exergue de son dernier ouvrage, Le Magnétisme des solstices  : « La philosophie est d'abord l'art de mener une vie philosophique ». Mises bout à bout, ces deux citations résument un penseur qui consacre sa vie à reformuler un monde libéré de ses conformismes et de son formatage intellectuel, autant dans ses écrits – abondants – que dans son « université populaire » de Caen.

Seul risque ? Que son omniprésence médiatique devienne du « peoplisme » : après tout, la plupart de ses ouvrages publiés chez Flammarion le sont en « littérature générale », non en « sciences humaines » comme pour l'écrasante majorité de ses confrères. Rien qu'au mois d'octobre, on l'aura vu dézinguer la « pensée magique » de Françoise Dolto dans la préface de l'ouvrage du psychothérapeute Didier Pleux « La Déraison Pure », signer une pétition avec une vingtaine d'intellectuels pour la requalification juridique de l'animal (toujours considéré comme un « meuble », dans le Code civil) et publier, donc, « Le Magnétisme des solstices », le cinquième volume de son « Journal hédoniste » (le premier tome, « Le Désir d'être un volcan », étant paru en 1996).

Chaque jour, ou presque, Michel Onfray condense sa pensée dans de courts écrits où, en quelques formules, il exprime sa vision du monde. Les lecteurs habitués y retrouveront ses références à l'un de ses libres penseurs favoris, Diogène, mais également des surprises philosophiques et esthétiques : s'il critique Michel Houellebecq en réduisant sa pensée néo-niestzchéenne à « du café lyophilisé sortant tiède du micro-ondes », il fait également l'éloge de l'artiste de l'absurde belge Wim Delvoye. Et s'il fustige les « philosophes des rois », il encense le « curé athée » du XVIIe siècle Jean Meslier. Des fragments essentiels pour suivre les théories en marche d'un philosophe qui se décrit lui-même comme insaisissable.

Le Magnétisme des solstices, Michel Onfray, Flammarion, (2013)

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