La vie n'est qu'un roman !

jeudi 20 juin 2013

Un jury très inspiré par ses lectures

La vie n'est qu'un roman !

 

Exercice de style de trois jurées internautes après la soirée de remise du Prix Orange du Livre, le mardi 11 juin à Paris.

Subtilement influencées par les titres en lice pour la sélection du Prix 2013, Sandrine, Michèle et Gaëlle nous offrent un bilan savoureux et très inspiré de cette saison littéraire et à juste titre !

  

 

 

 

 

Tout a débuté avec la chronique désopilante de Sandrine Fernandez

Quand je me suis pointée au Lutetia pour la remise du fameux Prix Orange, j’étais pas mal en retard. Faut dire que j’ai plus l’habitude de La campagne de France que des quais de gare!
Je m’étais précipitée comme une folle dans un Bordeaux-Vintimille bondé qui m’avait plutôt éloignée du moment de consécration pour L’héritier d’Arthur Dreyfus. Mais qu’à cela ne tienne! Finalement Tout s’est bien passé et je suis arrivée à bon port. 
Tout de suite Hervé m’a alpaguée :

- Bonsoir Gloria ! Dépêche-toi! Adèle et moi, on t’attend pour la photo !

- Je t’arrête tout de suite! Je ne suis pas Gloria, je suis Madame Forbach et ne crois pas qu’on va me photographier comme une Bête de cirque ! Appelle Le peintre d’éventail ! Qu’il prenne ses pinceaux et fasse mon portrait !
J’étais prête à tout pour faire entendre ma voix, même pas effrayée par l’idée de fomenter une nouvelle Révolution française ! Mais Hervé m’a toisée, sur son visage se lisait Les haines pures et il est parti rejoindre sa Deuxième femme pour trinquer avec elle A la santé du feu.
Une autre qui trinquait pas mal, C’est Annie ! Elle buvait pour oublier La disparition de Jim Sullivan
Je n’y comprenais plus rien, j’avais toujours pensé que c’était Marc Beltra qui avait disparu…!
Dans un coin, Gaëlle et Vincent avaient une vive discussion :

- Je sais bien que toi et moi sommes Deux étrangers, Vincent ! Mais je ne peux m’empêcher de te dire mon admiration pour ton regard bleu Indigo ! Il me fait penser à la couleur du ciel de L'été slovène...

- S’il te plaît, ne te comporte pas comme une de ces téméraires Amazones ! Tu es si jeune encore…Une vie brève que tu ne dois pas gâcher pour le bleu de mes yeux. Quand tu auras vieilli et que tu te demanderas Comment trouver l’amour à cinquante ans quand on est parisienne, tu regretteras ce choix…
Plus loin, Caroline, blasée, expliquait la vie à Anne :

- Je sais que tu veux absolument retrouver Le cahier des mots perdus mais tu dois savoir que Les gens sont les gens !! Pas vu, pas pris ! On ne te le rendra plus et puis c’est tout ! A une époque, je travaillais sur une émission avec un cochon et c’était exactement la même chose ! Il cherchait toujours celui qui lui volait ses fleurs sans jamais le trouver, même si on soupçonnait une certaine Mme B. Mais chut ! Je ne suis pas là pour balancer….

- Je sais que Deux vies valent mieux qu’une pour mener un projet d’une telle envergure à terme mais je ne renoncerai pas! Je retrouverai ce cahier, quitte à faire le voyage jusqu’à Zanzibar !
Un bien étrange dialogue qui m’était tout aussi peu familier que la pourtant célèbre théorie du Chat de Schrödinger… Je comptais sur Michelle pour faire La part du feu, non! la part des choses, et remettre tout ce beau monde sur le droit chemin. Mais la jolie blonde, grisée par L’ivresse du reproche, s’en prenait avec véhémence à l’assemblée :

- Je veux que le champagne coule à flots ! Je veux le statut de jurée à vie du Prix Orange ! Je veux, tous les ans, me retrouver ici parmi vous ! Je ne veux pas être remplacée et d’ailleurs, Si tout n’a pas péri avec mon innocence: je suis irremplaçable !
Pourtant, le champagne s’est tari, les lumières se sont éteintes et tous, dans La nuit pacifique, enfin pacifiés, nous nous sommes quittés pour aller vers d’autres aventures…
Signé: Le maître de café, comme dirait Olivier Bleys!

A cela, Michèle n'a pu résister à exprimer son droit de réponse !

Et bien non Sandrine, je n’étais pas grisée par L'ivresse du reproche ! Tu parles ici de Scènes de la vie carcérale, loin du monde. Je ne suis pas La femme infidèle que tu décris et je me fais un Sang d’encre depuis cette remise du Prix Orange au Lutétia.
Quand j’ai quitté le Love Hôtel dans l’après-midi, j’avais très envie d’un café, servi par un maître ou un héritier, qu’il soit peintre d’éventail, enfant de Calabre ou même abandonné en milieu hostile, peu importe ! Ces choses-là ne se racontent pas, mais je te l’avoue, ma sensibilité et un champagne de qualité me font rapidement chavirer. J’ai rencontré dans le métro, station Zanzibar, un père en colère et le garçon qui n’existait pas, du moins dans ma réalité de provinciale qui pense encore qu’un cocktail mondain est un lieu de rencontre. Sombre mardi ! Alors, vois-tu, je veux certes que le champagne coule à flots, être irremplaçable mais dans cette nuit pacifique, je rêve encore … et être jurée à vie du Prix Orange, même si la beauté m’assassine, cela me convient tout à fait !
Michèle

Se sentant concernée, Gaëlle se voit obligée d'effectuer une petite mise au point

Chère Sandrine,
Je suis jeune et tout n’a pas péri avec mon innocence, il faudrait plus qu’une femme infidèle ou qu’un père en colère et je sais que les gens sont les gens. Alors ce soir au Lutétia, où je croyais me brûler les ailes et voir la beauté assassinée, j’ai cessé d’être une amazone et bu à la santé du feu qui me brûlait tout court, tant de champagne, tant de bulles. La mienne je l’ai fait voler en éclat, j’ai révélé les deux étrangers qui m’habitent.
Photos et soirée menée au bout de la nuit, il faut savoir vivre, deux vies valent mieux qu’une. Et tout s’est bien passé, je n’ai pas craint le vertige ni l’ivresse, j’ai même eu un rencard avec Mathieu qui me promet de ne pas disparaître. Le rendez-vous est pris, au Zanzibar. Fini les sombres dimanches nous referons le monde et tels deux amants le temps d’un été slovène, nous partirons battre la campagne de France et le peintre d’éventail de l’esquisser à la couleur de nos cœurs, indigo.
Je serai une femme infidèle comme on doit l’être, la vie est trop brève. J’irai rejoindre celui qui m’a mené à toi cher Mathieu, mon amour de toujours, ton allié et ton rival, celui que tu célèbres ce soir, c’est cruel. Je partirai avec un livre et nous tracerons dans la nuit pacifique nos lettres d’amour mêlées de sang d’encre, exilés sur une île de beaux lendemains.  
Gaëlle

Un jury passionné et passionnant, visiblement très impliqué et jusqu'au bout !
Merci pour votre talent.
L'équipe du Prix Orange du Livre

 

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