La maîtresse de Rome de Kate Quinn

lundi 06 février 2012

Et Théa devient Athéna

La maîtresse de Rome de Kate Quinn

Kate Quinn fut nourrie dans sa jeunesse des conquêtes de Jules César et Alexandre Legrand, par son père historien. Ce premier roman, marqué par cette influence paternelle, nous embarque dans une Rome à la fois sauvage, cruelle et raffinée. La maîtresse de Rome nous réserve de bonnes surprises.

 

 

 

 

 

 

 

Thea est une jeune esclave juive, au service de la ravissante et odieuse Lepida Pollia, fille de Quintus Pollio. Toutes deux ont quatorze ans et Thea est un des cadeaux d'anniversaire que Lepida reçut de son père.
Nous sommes sous le règne de Domitien, au 1er siècle, à Rome.

De combats de gladiateurs en jeux de cirque plus sanglants les uns que les autres, la vie de Thea défile sous nos yeux à une vitesse vertigineuse. Surtout quand la cruelle et perverse Lépida, qui brûle de désir pour l'invincible Arius le Barbare, comprend que celui-ci a refusé ses avances pour mieux se donner à Thea. Son esclave vit une passion amoureuse avec celui qu'elle convoite. Insupportable pour une Lépida habituée à ce que tout le monde cède à ses caprices. Jalousie et orgueil motiveront sa décision : elle vend Thea à un marchand d'esclaves qui fera d'elle une prostituée.

Mais Thea porte déjà en elle le fruit de son amour pour Arius. Dès que son ventre s'arrondit elle est cédée à un nouveau maître, fin mélomane, qui reconnaît en elle une voix exceptionnelle. Thea devient Athena, un nom de scène plus convenable.

Son ascension sociale commence. Son fils naît, tandis que sa vie s'adoucit. De fêtes en orgies, Athéna est remarquée par l'Empereur Domitien lors d'un banquet. Son intelligence et sa voix le séduisent. Il fait d'elle sa favorite. Devenue puissante, Athéna, doit continuer à cacher l'amour qu'elle porte à Arius.

Construit à deux voix, le roman donne la parole tour à tour à Thea et Lépida. Très documenté, le talent de l'auteur réside dans ce savant mélange entre vérité historique et pure fiction romanesque. Une critique : un début un peu long avec des descriptions  excessivement détaillées de combats de gladiateurs où rien n'est épargné au lecteur : têtes tranchées, agonie des uns, sang des autres, cruauté des spectateurs… L'histoire trouve son rythme et devient tout à fait palpitante dès que Thea devient Athéna. On assiste alors à l'incroyable ascension d'une femme intelligente, constante et volontaire.

 

Agathe Bozon

La maîtresse de Rome, Kate Quinn, Presses de la Cité, (2011)

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