La Brève Histoire de ma vie de Stephen Hawking

mercredi 18 décembre 2013

La Brève Histoire de ma vie de Stephen Hawking

D'Une brève histoire du temps, son best seller, à La Brève Histoire de ma vie (Flammarion), Stephen Hawking se confirme comme l’un des cosmologistes les plus connus et brillants de notre époque. Il raconte son parcours dans un livre percutant, plein de vie et d’humour, animé de page en page par sa passion pour la science.

 

 

 

 

 

 

Stephen Hawking n’a pas écrit mais dicté sa vie, le livre est court et pour cause : la maladie de Charcot qui s’est déclenchée et l’affecte depuis ses études le cloue intégralement sur un fauteuil roulant et l’empêche même de parler. C’est sans doute le contraste entre un corps sinistré et une intelligence prodigieuse qui fait de Stephen Hawking un personnage aussi connu et apprécié. Il épate. Et pourtant, ce parcours brillantissime qui fait de lui un physicien théoricien de renommée internationale, est celui d’un enfant banal, peu doué, aux résultats scolaires plus qu’anodins.  Faut-il y croire vraiment ? C’est ainsi qu’il insiste beaucoup sur ses carences en mathématiques ; à le lire, c’est la science qui a fait de lui un homme remarquable, et non sa contribution géniale ou un cerveau hors du commun qui a changé le monde des sciences cosmologiques.

S’il décide d’écrire à partir de 1982, à 40 ans, c’est pour partager avec le plus grand nombre des sujets d’études qui portent aussi bien sur la physique que la philosophie. A peine si l’on devine qu’il est le spécialiste des théorèmes des singularités, et que ses études sur les radiations émises par les trous noirs sont aujourd’hui connues sous le nom de radiations Hawking. C’est à peine, aussi, s’il insiste sur la chance inouïe et fragile qu’il a d’être encore en vie, malgré une maladie implacable. La Brève Histoire de ma vie n’est pas le combat d’un homme pour rester en vie, ni celui d’un scientifique empêché par la maladie. Ce récit est un plaidoyer pour la passion tranquille, celle qu’il voue à la science et à ses enfants et qui, d’évidence mène sa vie et transcende ses amours, ses peines et ses tragédies. Alors peut-être que le livre, malicieux, trahit un peu son auteur, qui passe volontiers au premier plan son aventure scientifique, alors que le lecteur, lui, en retient une formidable leçon de vie.

Karine Papillaud

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