La Bibliothèque des témoignages

jeudi 17 janvier 2013

Le plus incroyable, c'est que c'est vrai

La Bibliothèque des témoignages

Le témoignage fascine et nous touche par sa vérité. Ce besoin de se raconter participe souvent d'une forme d'exorcisme de la douleur, de l'insupportable, du singulier… Maladie, drame, guerre, expérience personnelle, le témoignage rapporte des histoires extraordinaires…supportée et surmontée par des gens ordinaires. 

 

Par Agathe Bozon

  • Raconter la maladie

    • Couverture du livre « Soigner » de Patrick Autreaux aux éditions Gallimard

      Soigner de Patrick Autreaux

      Le témoignage d'un médecin urgentiste et psychiatre qui de praticien devient patient à la suite d'une leucémie qui le condamnait mais dont il réchappe. Un récit singulier.

    • Couverture du livre « Mars ; je suis jeune et riche et cultivé, et je suis malheureux » de Zorn Fritz aux éditions Gallimard

      Mars ; je suis jeune et riche et cultivé, et je suis malheureux de Zorn Fritz

      Fritz Zorn (Zorn signifie colère en allemand) est un pseudonyme choisi par l'auteur pour épargner ses proches des révélations du livre. Atteint d'un cancer, il fait l'analyse factuelle des causes, au premier rang desquelles son éducation bourgeoise engoncée dans une obsession de l'harmonie : (…) tout allait toujours bien et même beaucoup trop bien. Je crois que c'est justement cela qui était mauvais : que tout aille toujours beaucoup trop bien. D'une prodigieuse précision, ce témoignage écrit dans l'urgence décortique l'importance du psychisme dans le cancer et porte un nouveau regard sur le cancer, nous sommes en 1977. Fritz Zorn a trente-deux ans quand il adresse son manuscrit à un éditeur. Il mourra, sans savoir que son livre sera publié.

    • Couverture du livre « On peut se dire au revoir plusieurs fois » de David Servan-Schreiber aux éditions Robert Laffont

      On peut se dire au revoir plusieurs fois de David Servan-Schreiber

      Connu pour ses livres anticancer, David Servan-Schreiber est rattrapé par le cancer avec lequel il vivait depuis presque vingt ans. Véritable livre-testament, David Servan-Schreiber livre une leçon de courage doublée d'une extrême lucidité et anticipe les questions des lecteurs : Ma rechute entame-t-elle la crédibilité de la méthode anticancer, je réponds catégoriquement non. D'abord parce que je ne suis pas une expérience scientifique à moi tout seul, je suis un cas clinique parmi d'autres. David Servant-Schreiber est décédé le 24 juillet 2011.

  • Témoigner d'une époque, d'une société

    • Couverture du livre « Irak, L'Histoire Secrete De La Liberation Des Otages » de Marc Fauchoux aux éditions Hugo

      Irak, L'Histoire Secrete De La Liberation Des Otages de Marc Fauchoux

      À chaque libération d'otages, les spéculations vont bon train. Entre mésinformation, désinformation, censure et secret d'État, comment connaître la vérité ? Marc Fauchoux rétablit la vérité. Après une année d'un long travail d'enquête minutieux il nous dévoile des documents exclusifs et des témoignages inédits, mettant à jour la complicité qui peut exister entre les médias, devenus relais de la manipulation gouvernementale. Quelques jours après la libération de Chesnot et Malbrunot, une source bien informée me parle du rôle trouble que jouent les fixeurs. Des hommes comme Mohammed Rheda, Mohammed Aj-Joundi ou encore Hussein Al-Saadi travaillent avec des journalistes mais aussi, souvent, avec des services de renseignement, et en particulier avec ceux de l'ambassade de France.

    • Couverture du livre « Vingt ans au soleil du temple ; témoignage sur la secte du temple solaire » de Charles Dauvergne aux éditions Desclee De Brouwer

      Vingt ans au soleil du temple ; témoignage sur la secte du temple solaire de Charles Dauvergne

      Prêtre, responsable des rituels de l'OTS, Charles Dauvergne a échappé aux massacres de 1994 où 48 corps carbonisés furent retrouvés en Suisse, dont ceux des deux maîtres Luc Jouret et Joseph Di Mambro. Il raconte l'initiation, les rituels secrets et mystérieux et décortique le processus d'adhésion à une secte. Comment arrive-t-on à croire l'incroyable ? Comment peut-on croire la supercherie et nier la réalité ? Témoin exceptionnel, qui a échappé à la mort, car tombé en disgrâce, Charles Dauvergne raconte son long chemin pour se reconstruire.

    • Couverture du livre « Le Bout Du Monde, Nos Plus Belles Annees » de Edith Reffet aux éditions Parole

      Le Bout Du Monde, Nos Plus Belles Annees de Edith Reffet

      Octobre 1943 – août 1945. Ces sombres années, donnent naissance, sous la plume d'Edith Reffet à un lumineux récit, largement autobiographique, car comme le précise l'auteure en ouverture Tous les personnages dont il est question en ces pages ont réellement vécu. Écrit sous forme de journal, il nous plonge dans le quotidien de Suzanne et de ses deux amies Jo et Hélène. Trois vies qui pourraient sembler ordinaires, si elles ne s'écrivaient sous l'Occupation.

    • Couverture du livre « Le voile de la douleur » de Sameen Ali aux éditions Archipel

      Le voile de la douleur de Sameen Ali

      Sameen passe ses sept premières années dans un foyer en Angleterre. Quand sa mère revient avec sa fratrie elle croit et espère d'heureuses retrouvailles. Illusions ! Emmenée au Pakistan elle est mariée de force à un inconnu qui abuse d'elle. À force de combattre elle finit par s'enfuir avec son jeune fils. Mais les représailles ne se feront pas attendre. C’étaient les miens qui m’avaient frappée, battue, fouettée, enlevée, mariée de force, terrifiée, ignorée, humiliée et, pis que tout, privée d’affection. Je pouvais me remettre de beaucoup de mauvais traitements, mais pas de cela. Je n’étais qu’une petite fille, une petite fille qui ne voulait rien d’autre que ce qu’on refusait de lui donner : l’amour.

    • Couverture du livre « Le quai de Ouistreham » de Florence Aubenas aux éditions Feryane

      Le quai de Ouistreham de Florence Aubenas

      Extraordinaire vision de l'intérieur qui donne de la voix à ceux qui n'en ont pas. Ceux de la France d'en bas, de tout en bas, qui vivent et survivent avec moins que le Smic. Florence Aubenas a tout quitté temporairement pour vivre, anonymement et en immersion à Caen, le quotidien de ceux qui se battent pour travailler, de CDD en heures par ci et heures par là. Car on le lui fait comprendre rapidement : à son âge et avec son parcours les CDI plein temps sont rarissimes. Femme de ménage, elle expérimente des petites humiliations, les formations désespérantes au Pôle Emploi, mais aussi les vraies rencontres avec Philippe, le chômeur séducteur ; Victoria la femme de ménage syndicaliste ou encore Mimi, la pin-up du ferry qui nettoie les toilettes. Florence Aubenas raconte : Il y a le monde entier sur le ferry, des belles, des moches, des demi-clochardes, des mères de familles, des petites paysannes, des créatures ou des top models.

  • Dévoiler les secrets del a police

    • Couverture du livre « Dans la peau d'un maton » de Arthur Frayer aux éditions Fayard

      Dans la peau d'un maton de Arthur Frayer

      Comment savoir ce qui se passe dans les prisons, autrement que par les déclarations policées de l'administration pénitentiaire ou des révoltes des détenus ? Arthur Frayer, journaliste, a passé le concours de gardien de prison et est devenu maton. Fleury-Mérogis, puis la prison d'Orléans, il raconte la misère, la violence, l'injustice, les humiliations le surpeuplement. Son chef l'avait prévnu : Je préfère vous prévenir tout de suite : de la misère, vous allez en prendre plein la gueule. Autant vous y habituer tout de suite, car vous n'avez pas idée de ce que vous allez voir. Ces quelques mois dans la peau d'un maton sont d'une exceptionnelle puissance et interrogent le lecteur.

    • Couverture du livre « Ma vie à la crim' » de Patrick Riou aux éditions Jacob-duvernet

      Ma vie à la crim' de Patrick Riou

      Patron de la Brigade criminelle pendant plus de dix ans, Patrick Riou dévoile le quotidien violent du 36, quai des orfèvres : homicides, attentats, viols, enlèvements, et cela commence dès la première phrase du livre : La tête est posée sur un bol et c'est celle d'une femme. Mais au-delà des affaires, il raconte sans fard ni complaisance ce que d'autres taisent pudiquement au nom du secret professionnel : institution policière, préfets, ministres, directeurs, fichiers… il dit tout.

    • Couverture du livre « Omerta dans la police » de Jean-Marie Montali et Sihem Souid aux éditions J'ai Lu

      Omerta dans la police de Jean-Marie Montali - Sihem Souid

      Devenue flic par vocation et reçue marjor de promotion, Sihem Souid découvre rapidement que la grande maison n'est pas ni forcément garante des valeurs de la République, ni réellement au service des citoyens. Avec courage et preuves à l'appui, Sihem Souid, dénonce ce quelle a vu : abus de pouvoir, trafics, sexisme, racisme, homophobie, chantages, corruption. Elle nuance : C’est le fait d’une minorité qui salit la majorité mais, si personne ne se bat, on va droit au mur, souligne la fonctionnaire de police d’origine tunisienne. La France a mal à sa police.

  • Raconter un exploit

    • Couverture du livre « Seul face à l'ouragan ; Fastnet 1979 : au coeur de la tragédie » de Ward aux éditions Glenat

      Seul face à l'ouragan ; Fastnet 1979 : au coeur de la tragédie de Ward

      Les yeux écarquillés, nous tentions de déchiffrer sur les lèvres de nos compagnons leurs avertissements pour mener Grimalkin à travers, au-dessus, dedans et quelquefois sous les murailles d’eau. En plus des embruns et des paquets de mer emportés par le vent, le sillage de Grimalkin créait sa propre vague, d’énormes jets d’eau qui jaillissaient sur les côtés, souvent plus haut que nous, lorsqu’il accélérait – cela ressemblait à du ski nautique à 30 nœuds. L'historique ouragan du Fastnet de 1979 frappe le Grimalkin. L'équipage, pourtant chevronné assiste impuissant à la tempête. Le skipper disparaît en mer d'Irlande et trois équipiers décident de partir sur un radeau de sauvetage, laissant pour morts deux de leurs coéquipiers Nick Ward et son ami Gerry. Après l'agonie de Gerry, Nick, seul, lutte pour survivre. Un récit palpitant et terrifiant.

    • Couverture du livre « 342 heures dans les grandes Jorasses » de Rene Desmaison aux éditions Hoebeke

      342 heures dans les grandes Jorasses de Rene Desmaison

      René Desmaison nous rapporte le journal d'une tragique cordée. Celle du 11 février 1971, quand, avec Serge Gousseault, il entreprend de s'attaquer à la face nord des Grandes Jorasses. La météo est hostile et des chutes de pierres rendent les cordes inutilisables. À trois cent mètres du sommet le contact radio est coupé et il ne leur reste que deux jours de vivres. Serge Gousseault ne survit pas à l'épreuve tandis que René Desmaison est sauvé au quinzième jour. Un récit poignant qui montre la vulnérabilité de l'alpiniste confronté à la montagne, car comme le dit René Desmaison Aussi fort qu’il soit techniquement, aussi grande que soit son expérience, l’alpiniste reste un homme. Fait de chair et de sang. Si sa volonté, son courage peuvent atteindre parfois la dureté de l’acier, la merveilleuse machine, l’enveloppe, n’en est pas moins fragile, vulnérable.

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