Frédéric Lenoir

lundi 21 février 2011

ou le triomphe de la philosophie

Frédéric Lenoir

Frédéric Lenoir : Philosophe et spécialiste des religions, directeur de la rédaction du Monde des Religions, auteur du Petit Traité de vie intérieure (Plon).

Auteur de best-sellers comme Socrate, Jésus, Bouddha ou Comment Jésus est devenu Dieu. Il est aussi romancier (La Promesse de l’Ange, L’Oracle de la Luna, etc.), et auteur pour le théâtre avec une première pièce, Bonté divine, un carton depuis la rentrée 2009 à la Gaîté Montparnasse. 

En 30 livres, Frédéric Lenoir a vendu plus de trois millions de livres dans le monde.
 
 
 
 
 
 
 
- Après avoir écrit 14 essais et 13 livres d’entretiens avec l’Abbé Pierre, Hubert Reeves ou Jean-Claude Carrière, tous consacrés aux questions spirituelles ou philosophiques, pourquoi décider d’écrire maintenant un guide plus personnel* ?
J’ai beaucoup lu, beaucoup reçu, je me suis enrichi à travers des rencontres et j’ai eu envie de transmettre cette expérience à la fois humaine et théorique. Mes livres deviennent de plus en plus personnels, que ce soient les romans ou les essais, comme celui que vous évoquez.
 
- A quel moment avez-vous découvert la philosophie ?
A 15 ans, en lisant Le Banquet de Platon. Pendant deux ans je me suis plongé dans la lecture des philosophes de l’Antiquité. Cette philosophie existentielle coïncidait avec les questions que je me posais à l’époque.
 
- Vos  livres sont tous des best-sellers : vos romans se vendent en moyenne à 300 000 exemplaires et les essais entre 100 et 200 000 exemplaires. Le Petit Traité de vie intérieure s’est écoulé à plus de 100 000 exemplaires en trois mois. Comment expliquez-vous votre succès ?
A mon sens, il y a deux raisons à cela. La première est que sur le fond, ce que je dis, les valeurs que je défends sont en phase avec les attentes de nos contemporains. Ce n’est pas par opportunisme, comme je peux le lire çà et là : je suis tombé dans la philosophie à l’adolescence ! A l’époque, les années 80, ce n’était pas à la mode, les valeurs étaient beaucoup plus matérialistes. Aujourd’hui, on se rend compte que les questions philosophiques, spirituelles sont importantes. Je n’ai pour ma part jamais quitté ce chemin.
La seconde tient à ce que je fais désormais un travail de vulgarisation à travers mes textes, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années encore. Expliquer, simplifier sans réduire, est certes plus difficile que d’écrire un ouvrage universitaire, mais c’est la condition pour réellement transmettre et c’est la raison pour laquelle j’ai choisi d’orienter ainsi le sens de mon travail.
 
On parle beaucoup de bonheur, mais que voulons-nous vraiment et le savons-nous ?
Aristote
dit que tout homme cherche le bonheur, ou cherche à reculer la souffrance. L’instinct de l’être humain est de fuir la souffrance. Mais vivre sans souffrance sans être heureux non plus est possible. Que sont les vraies joies ? Car les vraies joies peuvent impliquer des souffrances, comme l’amour. Pour moi, réussir sa vie signifie pouvoir accéder à des joies durables et profondes. Je ne suis  pas sûr qu’on réussisse à accomplir cette exigence sans se détacher des bonheurs matérialistes. 
 
* Petit Traité de vie intérieure, Frédéric Lenoir, Plon, (2010)
 
Propos recueillis par Karine Papillaud
 
 
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