Bonne fête papas !

vendredi 16 juin 2017

Lecteurs.com vous propose une alternative chic et pas chère au magnifique cadeau en carton mâché...

Bonne fête papas !

Encore un coup des Américains ! Plus exactement d’une Américaine : si l’on fête en France la fête des pères le troisième week end de juin, c’est parce qu’une institutrice américaine du début du XXe siècle a souhaité rendre hommage à son propre père qui fut manifestement un papa héroïque. Et c’est un fabriquant de briquets français qui a importé la fête en France en 1949.  La fête des pères est donc bien une fête commerciale, même si la tradition catholique lui consacre aussi un jour, le 19 mars, jour de la Saint Joseph. La petite histoire manque un peu de glamour, en effet.

Rien de très spontané dans cette fête, donc, en tout cas moins d’évidence que pour la fête des mères, diront les esprits circonspects. Cette année, cela fait juste dix ans que les Suisses rendent hommage aux géniteurs, qu’ils célèbrent en mars ou en juin selon les régions. Cessons de titiller l’histoire : qu’on fête les pères en mai, juin, septembre, qu’on l’ajuste à l’anniversaire du roi comme en Thaïlande, ou        au jour d’une nouvelle lune comme chez les hindoues, le prétexte est toujours bon pour embrasser son papa.

Lecteurs.com vous propose une alternative chic et pas chère au magnifique cendrier en carton mâché, dûment peint, ou au briquet Dupont. Des livres écrits par des filles qui rendent hommage à leur père, comme l’institutrice américaine, des textes tendances, l’élucidation d’une relation père-fils, tout ce qui fera la joie de nos aînés. C’est par ici, et c’est excellent pour leur santé.

Karine Papillaud

  • Parce que c’était lui, parce que c’était moi

    • Couverture du livre « Le don du passeur » de Belinda Cannone aux éditions Stock

      Le don du passeur de Belinda Cannone

      La relation père-fille dont tous les pères et toutes les filles rêvent. Et la merveilleuse Belinda Cannone en parle mieux que personne. On gagne toujours son temps et un surplus d’intelligence à lire Belinda Cannone à qui l’on laissera le dernier mot pour parler de ce livre : « En écrivant ce livre sur mon père, j’ai découvert que ce que nous recueillons de nos parents, et dont il est beaucoup plus difficile de se débarrasser que de leurs idées, ce sont leurs affects, vivante et palpitante matière transmise à leur insu et au nôtre, irrémédiablement. On connaît, sans mots, sans discours, intuitivement, les cordes et les accords blessés, les joies aussi, sur lesquels ils sont bâtis et qui fournissent, par legs inconscient, notre ossature. Puis on passe une vie à essayer de s’en accommoder ».

  • L’ombre du père, tutélaire ou pas

    • Couverture du livre « Romain Gary s'en va-t-en guerre » de Laurent Seksik aux éditions Flammarion

      Romain Gary s'en va-t-en guerre de Laurent Seksik

      La grande histoire de Gary fut sa mère, mais son grand secret fut certainement son père. Avec toute la précision, la délicatesse et le respect qu’on lui connaît pour les grandes figures qui le fascinent, Laurent Seksik lève le voile sur la relation douloureuse et ratée entre Romain Gary et son père. Et si les ressorts de la création littéraires de ce grand écrivain si singulier étaient à chercher de ce côté-là ? Un livre à ne rater sous aucun prétexte.

  • Puisque tu pars

    • Couverture du livre « Tout s'est bien passé » de Emmanuele Bernheim aux éditions Gallimard

      Tout s'est bien passé de Emmanuele Bernheim

      Il a choisi de mourir et elle a dû respecter cette décision. On pense à La Dernière leçon de Noëlle Châtelet, qui raconte la mort choisie de sa mère. Pas d’effusion, ni de pathos non plus dans ce beau roman, rapide et épuré, d’Emmanuèle Bernheim qui parle autant du lien que de la question du choix. Au contraire, il évoque la régénérescence du lien filial, le portrait d’une relation forte quoique sans tendresse. Qu’est-ce qui fait le lien si spécial d’un père avec son enfant ? Le roman en dresse les contours, par le regard de la fille.

  • Avis aux épouses et concubines !

    • Couverture du livre « Comment faire lire les hommes de votre vie » de Vincent Monade aux éditions Payot

      Comment faire lire les hommes de votre vie de Vincent Monade

      Tout le monde n’a pas un ado concerné, une grande fifille quadra ou un maternelle habile en cendriers, capables de décider de leur cadeau. Voici donc le livre paaaarfait à offrir à son conjoint en guise de fête des pères. Parfait parce qu’irrésistiblement drôle et sérieux à la fois. C’est un vrai guide, ni convenu ni convenable, avec des chapitres bourrés d’humour et d’un sarcarme très « esprit des Lumières », qui s’achèvent toujours par trois types de recommandation : les livres pour l’apprivoiser, pour l’appâter et pour lire ensemble. Allez-y en confiance, c’est écrit par un homme qui a la culture (encyclopédique) susceptible d’ajuster le tir en sniper. Un livre amoureux, hautement contagieux, à prêter aussi, inévitablement.

  • Leurs petites manies, nos vies d’aujourd’hui

    • Couverture du livre « Modern life » de Jean Jullien aux éditions Teneues

      Modern life de Jean Jullien

      Nos faits et gestes dans ce qu’ils ont d’un peu vains, taclés avec talent et bienveillance (si, si) par Jean Jullien. On doit à cet illustrateur qui n’hésite pas à saturer sa palette, les visuels chocs après les attentats de Charlie Hebdo et du 13 novembre. Œil de pubard et trait politique, vivant à Londres et adulé en Asie, il est pile « time to market » avec l’époque et ce qu’il en dénonce. Un parfum de classique sous la nouveauté, à suivre en tout cas.

Où trouver « Tout s'est bien passé » en librairie ?

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